La Petroleum Hub Development Corporation (PHDC) a annoncé, le lundi 19 octobre 2026, un accord de construction-exploitation de 28 milliards de dollars, soit 16 800 milliards de FCFA, avec un consortium international dirigé par Global Sphere pour le développement du deuxième lot du hub pétrolier de Jomoro, dans la région de l’Ouest du Ghana. Le consortium réunit des investisseurs et des partenaires techniques de Corée du Sud, des Émirats arabes unis et du Mali.
Ce partenariat prévoit la construction d’une raffinerie d’une capacité de 300 000 barils par jour, de deux usines pétrochimiques, d’infrastructures de stockage d’une capacité de quatre millions de mètres cubes, ainsi que d’un quai doté de plusieurs postes d’amarrage. L’ensemble doit permettre de renforcer les capacités du pays en matière de raffinage, de transformation et de stockage des produits pétroliers.
Le démarrage des travaux sur le site de Jomoro est prévu au premier trimestre 2027, sous réserve de l’achèvement des préparatifs convenus. La réalisation des installations devrait s’étaler sur cinq ans, avec une échéance fixée à 2031.
Le projet vise à renforcer les capacités nationales de transformation du pétrole brut et à développer des activités industrielles autour du complexe. Il devrait également favoriser le transfert de technologies, le développement des compétences locales et la création d’emplois. Les ingénieurs, techniciens, artisans, entrepreneurs et petites entreprises ghanéennes pourraient ainsi bénéficier des opportunités liées aux travaux, puis à l’exploitation des installations.
À terme, le Ghana ambitionne de faire de Jomoro un pôle stratégique pour l’énergie, la fabrication, la logistique et le développement industriel en Afrique de l’Ouest. Le projet s’inscrit également dans la continuité des efforts visant à renforcer la sécurité énergétique du pays et à soutenir la politique d’industrialisation du président John Dramani Mahama, notamment son programme en faveur d’une économie fonctionnant 24 heures sur 24. En développant ses capacités de raffinage et de transformation, le pays entend ainsi accorder une plus grande place aux activités industrielles dans son secteur énergétique.
Par Bernadette W. Gansonré


