En Côte d’Ivoire, le réseau routier bitumé est évalué à 8 500 km en 2024, contre 6 514 km en 2011, soit 1 986 km de plus en 13 ans. Ce chiffre révèle en moyenne 152,77 km de routes bitumés par an. De façon globale, le pays consolide sa position parmi les réseaux les plus modernes de la sous-région, grâce à une politique d’investissement soutenue.
En effet, plus de 4 000 milliards FCFA ont été injectés dans la période 2011-2024 à travers le Programme d’Entretien Routier, le Programme Présidentiel d’Urgence et les Programmes Nationaux de Développement. Ces financements ont permis l’extension et la réhabilitation des axes interurbains, la construction de nouveaux ponts et échangeurs, et l’amélioration de la voirie urbaine. Le nombre de ponts et d’échangeurs est passé de 327 en 2011 à 769 en 2024.
Sur les axes interurbains, plusieurs chantiers structurants ont été livrés ou engagés. La voirie urbaine bitumée a progressé de 4 000 km en 2021 à 4 966 km en 2024, avec l’extension de la voie express Y4. Le réseau autoroutier poursuit également sa montée en puissance, passant de 142 km en 2021 à 400 km prévus en 2025, notamment grâce à l’autoroute Yamoussoukro–Bouaké et au bitumage du segment Mondoukou–Assouindé.
Ces investissements répondent à deux objectifs : fluidifier les déplacements et soutenir l’intégration socio-économique du territoire. Les infrastructures ont ainsi contribué à réduire les disparités régionales, renforcer la compétitivité logistique et soutenir les flux commerciaux.
Dans la perspective 2021-2025, de nouveaux projets figurent au programme avec un linéaire total de 1 241,5 km. Parmi eux, l’autoroute Bouaké–Darakokaha (54,4 km), les routes Nassian–Yaga–Kotouba (55 km), Korhogo–M’Bengué (75 km) ou encore Man–Kouibly (46 km). Autant de chantiers qui s’inscrivent dans la dynamique de modernisation engagée et qui confirment la volonté de positionner durablement la Côte d’Ivoire comme un hub infrastructurel et économique de premier plan en Afrique de l’Ouest.
Par David Yaméogo


