Djibouti : la Banque mondiale approuve un dispositif innovant de réponse rapide aux urgences

Dans un contexte marqué par des chocs climatiques et sanitaires récurrents, la Banque mondiale a approuvé un Projet de Réponse d’Urgence Contingente (CERP) en faveur de Djibouti, faisant du pays l’un des premiers au monde à adopter ce mécanisme de réponse rapide. Cette initiative vise à renforcer significativement la résilience de Djibouti face aux catastrophes naturelles et aux crises sanitaires.

Le CERP, mis en œuvre dans le cadre de l’Option de Réponse Rapide (RRO), permet au gouvernement djiboutien de réaffecter rapidement les fonds de projets en cours financés par la Banque mondiale, afin de répondre à des crises éligibles telles que les inondations, les sécheresses ou les urgences de santé publique. Ce dispositif s’inscrit dans une série d’outils de préparation et de réponse aux crises proposés par la Banque mondiale, visant à doter les pays partenaires de mécanismes financiers agiles, capables de soutenir des interventions urgentes sans nécessiter un financement additionnel immédiat.

Djibouti devient ainsi le premier pays de la région MENAAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) à adopter officiellement le CERP, et constitue un exemple pionnier en matière de gestion proactive des crises. « L’approbation de cet instrument témoigne de notre volonté d’accompagner Djibouti dans le renforcement de sa résilience », souligne Fatou Fall, représentante résidente du Groupe de la Banque mondiale à Djibouti.

Ce dispositif contribue également à renforcer la prévisibilité budgétaire du gouvernement en période de crise, facilitant ainsi la continuité des services essentiels, notamment dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’alimentation et de la sécurité.

Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Économie et des Finances, n’a pas manqué d’exprimer son enthousiasme. « Nous sommes fiers de faire partie des premiers pays à mettre en œuvre ce projet novateur, qui renforce la capacité de Djibouti à réagir promptement aux urgences », a-t-il déclaré. Il a ajouté que ce partenariat avec la Banque mondiale est essentiel pour protéger les communautés djiboutiennes et garantir un développement durable. 

Situé dans une zone à forte exposition aux risques naturels, Djibouti est régulièrement frappé par des sécheresses, des inondations, des tremblements de terre, des épidémies ou encore des infestations de criquets. Depuis 2000, les inondations et les sécheresses représentent plus des deux tiers des catastrophes recensées dans le pays, causant d’importantes pertes humaines et matérielles. Face à cette vulnérabilité, le CERP apparaît comme un outil de prévention essentiel, permettant une mobilisation rapide et efficace des ressources existantes pour soutenir les communautés affectées.

Par Bernadette W. Gansonré

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