Égalité de rémunération, lutte contre le harcèlement et encadrement des CDD : le Burkina veut se doter d’un nouveau code du travail pour moderniser le marché de l’emploi

Le Gouvernement a adopté en conseil des ministres, ce jeudi 27 novembre 2025, un projet de loi portant relecture du Code du travail. Selon le gouvernement, ce texte qui révise la loi n°028-2008/AN du 13 mai 2008, vise à doter le Burkina Faso d’un instrument juridique favorisant la création d’emplois, la valorisation du capital humain et la compétitivité des entreprises pour la promotion du travail décent.

A travers cette réforme, l’exécutif entend promouvoir un travail décent en intégrant des normes internationales et des préoccupations exprimées par les acteurs du monde du travail pour un raffermissement des relations professionnelles.

Le projet de loi introduit plusieurs changements majeurs. D’abord le nouveau texte encadre les activités de placement et de travail temporaire, garantissant l’égalité de rémunération entre travailleurs temporaires et permanents. Le compte rendu du conseil des ministres indique également que « les employeurs liés directement ou indirectement à une entreprise de placement ne pourront plus contracter avec elle ».

En outre, le projet de loi consacre la prise en compte explicite du harcèlement moral, redéfinit le harcèlement sexuel pour faciliter les poursuites judiciaires. De même, il limite le renouvellement des Contrats à durée déterminée (CDD) et harmonise leur durée maximale à deux ans aussi pour les travailleurs nationaux que les non nationaux.

Le projet impose aux travailleurs étrangers non-résidents le renouvellement du visa de leur contrat à durée indéterminée tous les deux ans, requalifie la force majeure en motif de chômage technique, relève les dommages-intérêts pour licenciement abusif de 18 à 24 mois de salaire et augmente la durée du repos pour allaitement de 14 à 15 mois.

Les entreprises disposeront d’un délai de six mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi pour se conformer aux nouvelles dispositions. Le Conseil des ministres a donné son accord pour la transmission du projet à l’Assemblée législative de Transition pour examen et adoption.

Par David Yaméogo

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