La fintech ouest-africaine Nafolo accélère son développement dans l’écosystème des startups africaines. Fondée en 2024 par l’entrepreneur ivoirien Ibrahim Cissé, la jeune pousse vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat stratégique avec Noah, un fournisseur d’infrastructure de paiements londonien. À travers cette alliance, les deux acteurs ambitionnent de faciliter l’accès aux paiements internationaux pour les utilisateurs africains, encore confrontés à des coûts élevés et à des délais de traitement parfois longs.
Selon la note de Nafolo, dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne, envoyer ou recevoir de l’argent depuis l’étranger demeure un parcours souvent complexe. Les travailleurs à distance, les étudiants ou encore les entrepreneurs doivent régulièrement faire face à des frais de transaction importants, à des procédures administratives lourdes et à des délais de règlement qui ralentissent leurs activités. Ces contraintes pèsent sur une économie africaine pourtant de plus en plus intégrée aux échanges internationaux et aux services numériques.
C’est dans ce contexte que Nafolo et Noah ont décidé d’unir leurs capacités technologiques. L’infrastructure mondiale de paiement développée par Noah sera associée à l’écosystème fintech construit par la startup ouest-africaine. L’objectif est de proposer des solutions financières plus fluides et adaptées aux besoins des utilisateurs africains. La collaboration devrait notamment permettre de déployer des comptes virtuels internationaux, d’accélérer les paiements transfrontaliers et de moderniser les infrastructures de règlement.
Positionnée sur le segment des services financiers digitaux, Nafolo entend simplifier les transactions internationales pour les particuliers et les entreprises africaines. La fintech propose déjà plusieurs services, dont des cartes prépayées, des solutions d’échange de devises entre le franc CFA, l’euro et le dollar, ainsi que des virements internationaux à faible coût vers plus de 80 pays. Elle met également à disposition des RIB et des comptes virtuels permettant de recevoir et d’envoyer plus facilement des paiements à l’international.
Avec ce partenariat, la jeune fintech espère renforcer sa présence sur le marché des services financiers numériques en Afrique tout en contribuant à réduire les obstacles qui limitent encore l’accès aux paiements internationaux sur le continent.
Par Drissa Ouattara


