Le Conseil mondial de l’or (WGC) débloque une première subvention de 250 000 dollars, soit 150 millions de FCFA, pour soutenir la formalisation de l’exploitation minière artisanale au Ghana. Les fonds financeront l’enregistrement des coopératives minières dans le cadre du programme national rCOMSDEP, une étape clé pour intégrer davantage de producteurs au marché officiel de l’or.
Les deux parties prévoient de développer un réseau national d’unités de traitement de l’or accessibles aux exploitants, fonctionnant selon les normes internationales d’approvisionnement responsable. L’objectif est d’offrir aux producteurs artisanaux des débouchés plus sûrs et de favoriser l’écoulement de leur production à travers les circuits formels.
L’accord prévoit également une coopération en matière d’élaboration de politiques publiques, de renforcement du cadre réglementaire, de développement de solutions de traçabilité et de vérification de l’origine de l’or, ainsi que de formation des communautés minières. Ces mesures visent à améliorer la transparence de la chaîne d’approvisionnement et à limiter les flux illicites d’or ainsi que les circuits financiers qui y sont associés.
Pour le gouvernement ghanéen, la formalisation du secteur constitue un levier pour mieux capter la valeur créée par l’exploitation artisanale, renforcer la gouvernance de la filière et accroître les retombées économiques au profit des communautés minières. Le dispositif doit également améliorer le respect des normes environnementales et des exigences internationales en matière d’approvisionnement responsable.
Premier producteur d’or d’Afrique, le Ghana multiplie depuis plusieurs mois les réformes destinées à restructurer le secteur aurifère. Cette coopération avec le World Gold Council vient compléter les initiatives engagées pour mieux encadrer l’exploitation minière artisanale, réduire le commerce illégal de l’or et renforcer l’intégrité de la chaîne de valeur, dans un contexte où le pays cherche à maximiser les bénéfices économiques tirés de sa principale ressource d’exportation.
Par Leila Toé


