Ghana : le PIB nominal atteint 72 128 milliards de FCFA en 2025, avec une croissance économique de 6 %

Selon le rapport « Ghana in Numbers 2025 » du Ghana Statistical Service (GSS), le Produit intérieur brut (PIB) nominal du pays s’est établi à 72 128,69 milliards de FCFA en 2025, contre 6 261,11 milliards de FCFA en 2013. Sur le plan réel, la croissance économique a atteint 6 %, après 5,8 % en 2024. Cette progression est principalement portée par la consommation des ménages, le dynamisme des services et la hausse des investissements, même si le creusement du déficit commercial et les interrogations sur le pouvoir d’achat demeurent des défis importants.

L’économie ghanéenne s’est renforcée en 2025, avec un Produit intérieur brut nominal de 1 434,1 milliards de cedis, soit 72 128,69 milliards de FCFA. Ce montant représente plus de onze fois la valeur enregistrée en 2013, lorsque le PIB nominal du pays s’établissait à 124,5 milliards de cedis, équivalant à 6 261,11 milliards de FCFA. Ces données, publiées dans le rapport « Ghana in Numbers 2025 » du Ghana Statistical Service (GSS), mettent en évidence l’expansion considérable de l’économie au cours de la dernière décennie.

Au-delà de cette progression en valeur, l’évolution de la production réelle confirme une croissance de l’activité économique. Aux prix constants de 2013, le PIB ghanéen est passé de 124,5 milliards de cedis en 2013 à 209,6 milliards de cedis en 2025, soit respectivement 6 261,11 milliards et 10 544,78 milliards de FCFA. Cette évolution représente une augmentation réelle de 68,4 % sur la période. Pour la seule année 2025, la croissance économique réelle s’est établie à 6 %, contre 5,8 % en 2024.

Cette distinction entre PIB nominal et PIB réel est importante dans l’appréciation des performances économiques du pays. Si la progression du PIB nominal montre l’augmentation de la valeur monétaire de la production, le PIB réel permet de mesurer l’évolution effective de l’activité en neutralisant les variations des prix. Le rapport souligne ainsi que l’expansion de l’économie ghanéenne ne résulte pas uniquement des effets de l’inflation.

L’analyse de la demande intérieure révèle le rôle prépondérant des ménages dans cette dynamique. En 2025, la demande intérieure a enregistré une croissance réelle de 8,9 %, principalement soutenue par les dépenses de consommation des ménages. Celles-ci ont progressé de 10,5 % pour atteindre 167 milliards de cedis en termes réels, soit environ 8 399,93 milliards de FCFA.

Cette évolution confirme le poids de la consommation privée dans le fonctionnement de l’économie ghanéenne. Les dépenses liées à l’alimentation, au transport, au logement, à la santé et aux autres services contribuent ainsi au maintien de l’activité dans plusieurs branches économiques.

En revanche, la consommation finale des administrations publiques a légèrement reculé de 0,1 %, pour s’établir à 14,1 milliards de cedis en termes réels, soit 709,69 milliards de FCFA. Cette évolution intervient dans un contexte de consolidation budgétaire, marqué par les efforts des autorités pour maîtriser les dépenses publiques et rétablir les équilibres macroéconomiques. Les institutions sans but lucratif au service des ménages ont également enregistré une contraction de leur consommation réelle de 14,8 %.

Sur le front du commerce extérieur, les données du GSS font ressortir un déséquilibre entre la progression des exportations et celle des importations. Les exportations de biens et services ont augmenté de 8,2 % en termes réels en 2025, pour atteindre 55,6 milliards de cedis, soit 2 796,12 milliards de FCFA. Dans le même temps, les importations ont enregistré une hausse nettement plus importante de 19,3 %, à 63,2 milliards de cedis, équivalant à 3 178,33 milliards de FCFA.

Cette évolution a maintenu les exportations nettes en territoire négatif, avec un déficit de 7,6 milliards de cedis en termes réels, soit environ 382,20 milliards de FCFA. Elle souligne le poids croissant des produits et services importés dans la satisfaction de la demande intérieure et pose la question du renforcement des capacités de production nationale. Pour le Ghana, l’amélioration de la compétitivité des entreprises locales et la diversification des exportations constituent ainsi des enjeux importants pour consolider la croissance.

La structure sectorielle de l’économie confirme, par ailleurs, la prédominance des services. Ce secteur a représenté 45,9 % du PIB nominal en 2025, devant l’industrie, qui a contribué à hauteur de 31,3 %, et l’agriculture, avec une part de 22,8 %. Cette répartition montre le poids des activités bancaires, des télécommunications, du transport, du commerce et des autres services dans la création de richesse nationale.

L’investissement a également participé à cette dynamique. La formation brute de capital a progressé de 7,2 % en termes réels en 2025, pour atteindre 34,1 milliards de cedis, soit environ 1 714,89 milliards de FCFA. Cette évolution enregistre une augmentation des dépenses consacrées aux équipements, aux infrastructures, aux machines et aux autres actifs productifs. Le maintien de cette tendance pourrait contribuer à renforcer les capacités de production et à soutenir la croissance à moyen et long terme.

Par Amhed Coulibaly

Les conversions en FCFA sont effectuées sur la base du taux indicatif de 1 cedi ghanéen = 50,29 FCFA.

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