lundi 15 décembre 2025

Ghana : l’inflation retombe à 8 %, son plus bas niveau depuis 2021

Au Ghana, le taux d’inflation a atteint 8,0 % en octobre 2025, contre 9,4 % en septembre, enregistrant ainsi son niveau le plus bas depuis la mi-2021 et marquant le dixième mois consécutif de recul. Cette diminution s’explique principalement par la baisse des prix des produits alimentaires et des biens de consommation.

Les prix alimentaires ont ralenti à 9,5 %, contre 11 % le mois précédent, tandis que l’inflation hors produits alimentaires a chuté à 6,9 %. Les céréales, les légumes et les produits oléagineux ont fortement contribué à ce recul, soutenus par une offre intérieure plus abondante et de bonnes récoltes saisonnières. L’inflation des biens (vêtements, appareils ménagers et aliments transformés), a reculé à 9,3 %, et celle des services, couvrant transports, logement et éducation, est descendue à 4,6 %.

Sur le plan mensuel, l’indice des prix à la consommation a enregistré une baisse de 0,4 %, signalant un léger recul des prix dans plusieurs catégories de biens. Les analystes considèrent ce phénomène comme un tournant, suggérant que les pressions sur les prix pourraient continuer à se modérer. Cette tendance reflète l’effet d’une monnaie stable, qui s’est apprécié de près de 35 % cette année. À cela s’ajoutent la baisse des prix du carburant et l’amélioration des conditions d’approvisionnement alimentaire, soutenu par les cours favorables du cacao et de l’or.

L’inflation des biens locaux s’établit à 8,0 % sur un an et a diminué de 0,7 % sur un mois, signe d’une stabilisation des chaînes d’approvisionnement nationales. Quant aux biens importés, ils ont connu une inflation de 7,8 %, légèrement inférieure à celle de septembre, mais leur évolution mensuelle reste positive à 0,3 %, rappelant que l’exposition aux marchés internationaux constitue un facteur de risque pour la stabilité des prix.

Cependant, les disparités régionales sont également importantes. La région du Nord-Est enregistre le taux le plus élevé à 17,3 %, plus du double de la moyenne nationale, tandis que Bono East affiche le niveau le plus bas à 1,1 %. Cette différence souligne l’impact des infrastructures, des coûts de transport et de l’accès inégal aux marchés sur la dynamique des prix dans le pays.

Par Leila Toé

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