La Ghana National Petroleum Corporation et ses partenaires ont conclu avec Shell et Chevron un accord préliminaire portant sur le bloc South Deepwater Tano Cape Three Points. Le périmètre couvre 3 482 km² dans le bassin de Tano et renfermerait un potentiel de plus de 3 milliards de barils d’hydrocarbures.
Signé en marge de l’Africa Oil Week 2026, le protocole d’accord associe le gouvernement ghanéen, la GNPC, sa filiale GNPC Exploration and Production Limited, Shell Overseas Holding Limited et Chevron Sub-Saharan Africa Ventures Limited.
Pour l’instant, il ne s’agit pas encore d’une licence définitive. Les conditions de production, les parts de chaque partenaire et les programmes de travaux doivent encore être négociés et soumis à l’approbation des autorités ghanéennes.
L’accord intervient à un moment où la production de brut est passée de 71,44 millions de barils en 2019 à 48,25 millions en 2024. En cinq ans, le pays a donc perdu plus de 23 millions de barils de production annuelle. L’arrivée de nouveaux investissements dans l’exploration doit permettre de retrouver des volumes à moyen terme, alors que plusieurs découvertes attendent encore leur développement.
Deux d’entre elles, Eban et Akoma, à Cape Three Points, ont récemment été jugées commercialement viables. Le Ghana regarde également du côté du bassin voltaïque, du bassin oriental, du plateau continental externe et du bassin de Keta, où d’autres possibilités d’exploration ont été identifiées.
Accra cherche en parallèle à rendre les projets pétroliers plus attractifs pour les investisseurs. Parmi les changements annoncés figure la baisse de la participation initiale de la GNPC dans les projets d’exploration et de production, de 15 % à 10 %. Le gouvernement veut également simplifier la fiscalité et appliquer des redevances variables selon la profondeur des opérations en mer.
Toutefois, le pays peut déjà compter sur des investissements importants dans ses champs existants. Kosmos Energy, Tullow Oil et leurs partenaires prévoient de forer une vingtaine de puits supplémentaires sur Jubilee et TEN. La prolongation jusqu’en 2040 des accords pétroliers liés à ces deux champs est assortie d’un engagement d’investissement de 2 milliards de dollars.
Par Bernadette W. Gansonré


