Le Ghana a validé un investissement de 150 milliards de FCFA, soit 250 millions de dollars, destinés à la construction d’un centre national de calcul dédié à l’intelligence artificielle. Cette annonce, faite par le ministre de la Communication, des Technologies numériques et de l’Innovation, Samuel Nartey George, constitue une étape importante dans la stratégie du pays visant à renforcer ses capacités technologiques et à accélérer sa transformation numérique.
Ce projet vise à doter le pays d’infrastructures de calcul avancées capables de soutenir le développement de solutions innovantes. Le futur centre permettra notamment d’appuyer la recherche, de faciliter le travail des start-up technologiques et de favoriser l’émergence d’un écosystème numérique plus dynamique. Plusieurs secteurs devraient bénéficier directement de cette infrastructure, notamment l’agriculture, la santé, l’éducation et les services financiers, où l’intelligence artificielle est appelée à jouer un rôle croissant.
Le projet répond également à un objectif de souveraineté numérique. En investissant dans ses propres capacités de calcul, le Ghana cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères et à renforcer l’autonomie de ses acteurs locaux. Le pays dispose déjà de certains atouts pour soutenir cette ambition, notamment une forte pénétration de la téléphonie mobile, qui constitue une base favorable au déploiement de solutions numériques à grande échelle. Toutefois, des défis persistent, en particulier en matière de formation, de gestion des données et de renforcement des capacités de recherche.
Parallèlement à cet investissement, le gouvernement prépare le lancement d’une stratégie nationale dédiée à l’intelligence artificielle, qui devrait structurer le développement du secteur et encadrer l’utilisation de ces technologies.
Le projet suscite également l’intérêt de partenaires internationaux, notamment Huawei Technologies, avec qui des discussions ont été engagées pour accompagner le développement des infrastructures numériques, y compris la connectivité de nouvelle génération.
Par Leila Toé


