Gouvernance du crédit : Fidelis Finance muscle les capacités de ses dirigeants pour préserver la qualité du portefeuille en 2026

Dans un contexte régional marqué par une montée des exigences prudentielles et une pression accrue sur la qualité des actifs, Fidelis Finance a organisé, le 31 janvier 2026, une formation exécutive interne à l’intention des directeurs de l’institution et de ses filiales au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Cette session, animée par l’Administrateur et Directeur général, Dr Abdoulaye K. Sory, s’inscrit dans la mise en œuvre opérationnelle de la politique de renforcement des compétences du capital humain, orientée vers l’amélioration durable des performances globales de l’établissement.

Institution financière spécialisée dans le crédit-bail (leasing), l’affacturage et les solutions de financement structurées, Fidelis Finance engage, à travers cette initiative, une dynamique de consolidation de sa gouvernance du crédit. La formation intervient dans un contexte de transformation institutionnelle visant la recherche de performance durable, avec pour finalités la réduction structurelle du Portefeuille à risque (PAR), l’amélioration de la qualité des actifs et l’atteinte des objectifs de recouvrement arrêtés pour l’exercice 2026.

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Structurée autour de huit modules progressifs couvrant l’ensemble du cycle de vie du crédit, le formateur a abordé les déterminants de la qualité du portefeuille depuis sa phase d’octroi, en passant par l’analyse du risque, la prospection des clients, la structuration des offres, le suivi post-décaissement et les mécanismes d’alerte précoce. L’objectif général visé consistait à renforcer les capacités des dirigeants à piloter le risque de crédit selon une approche managériale, structurée et anticipative, en cohérence avec les orientations stratégiques de l’institution.

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Les échanges ont permis de repositionner le PAR comme un indicateur central de gouvernance et de qualité managériale, et non comme un simple aléa conjoncturel. La démarche a mis en exergue les limites d’un recouvrement réactif, souvent tardif et générateur de destruction de valeur, au profit d’une approche préventive intégrée aux processus décisionnels. Il en ressort que la dégradation du portefeuille procède de choix et d’arbitrages managériaux cumulés dans le temps, dès la décision d’octroi, à travers la qualité de l’analyse, la structuration des opérations et le dispositif de suivi.

Au plan institutionnel, la formation a également permis de mettre en exergue le rôle structurant du dirigeant comme garant ultime de la qualité du portefeuille. L’exemplarité managériale, la rigueur dans l’application des politiques de crédit et la capacité d’arbitrage en situation de tension ont été identifiées comme des déterminants clés de l’ancrage d’une culture du risque au sein de l’organisation.

Par Léon Yougbaré

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