Le développement du projet minier de Simandou poursuit son accélération avec l’avancement significatif des travaux sur le port de Morébaya, infrastructure clé pour l’exportation du minerai de fer extrait dans le sud-est de la Guinée. L’achèvement de ce port stratégique permettra, à terme, une capacité d’exportation de 120 millions de tonnes de minerai par an, faisant de Simandou l’un des plus grands projets miniers intégrés en cours sur le continent africain.
Le port de Morébaya est développé en deux phases distinctes. La première moitié de la capacité, soit 60 millions de tonnes par an, est construite par les partenaires WCS (Winning Consortium Simandou) et Baowu Steel Group. La seconde moitié est prise en charge par SimFer, coentreprise entre Rio Tinto, la Société Minière de Boké (SMB) et d’autres partenaires. Une fois l’infrastructure achevée, sa gestion sera transférée à la Compagnie du TransGuinéen (CTG), chargée d’en assurer l’exploitation commerciale et opérationnelle.
Les premières expéditions de minerai sont attendues dès novembre 2025, ce qui marquera une étape décisive dans la concrétisation d’un projet attendu depuis plus d’une décennie. L’aboutissement de cette phase logistique conditionne la rentabilité et la compétitivité à long terme de l’ensemble de la chaîne de valeur minière autour du gisement de Simandou, l’un des plus vastes gisements de fer à haute teneur non encore exploités dans le monde.
Au-delà des enjeux industriels, le projet met en lumière une dynamique de plus en plus inclusive. La main-d’œuvre engagée dans la construction du port est composée à 80 % de travailleurs locaux, avec une part importante de Guinéens occupant des postes à responsabilité. Cette stratégie vise à ancrer durablement les retombées économiques du projet dans le tissu social et professionnel national.
Par ailleurs, les relations avec les communautés locales font l’objet d’un suivi régulier. Le chantier, de grande ampleur, est accompagné d’un effort de concertation visant à assurer la prise en compte des préoccupations des populations riveraines. La gestion des impacts sociaux et environnementaux reste un axe central dans la mise en œuvre du projet.
Par Bernadette W. Gansonré


