Ces financements ont été accordés à l’occasion de la 91ᵉ réunion ordinaire du conseil d’administration de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), tenue le 3 avril dernier. Ces facilités de financement, d’un montant global de 139,608 milliards FCFA, sont affectées à des projets qui seront réalisés au Nigeria et au Bénin, visant à renforcer les infrastructures et à soutenir la croissance du secteur privé.
Pour le Nigeria, une ligne de crédit de 29 milliards FCFA est accordée à Sterling Bank Limited. Ces fonds sont destinés à soutenir les PME opérant dans divers secteurs, notamment la santé, l’éducation, l’agriculture, les énergies renouvelables et les transports. De plus, le conseil a approuvé une autre ligne de crédit de plus de 104,171 milliards FCFA au profit de Mota-Engil Nigeria. Ce financement est destiné au cofinancement du projet ferroviaire à écartement standard Kano-Maradi. Cette voie ferrée reliera le nord du Nigeria au Niger. En termes d’impact, ce projet ferroviaire stratégique permettra de faciliter les échanges transfrontaliers. Il permettra aussi de créer 100 000 emplois pendant la phase de construction et 20 000 emplois permanents une fois opérationnel.
Quant au Bénin, il a bénéficié d’une facilité de 6,3 milliards FCFA octroyée à Bénin Cashew SA. Ce financement permettra de cofinancer la construction de cinq usines de transformation de noix de cajou brutes et d’une usine de production de baume de cajou dans la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). À travers ce projet, 1 666 emplois permanents et journaliers seront créés. Il couvrira 50 % des besoins de la production nationale de noix de cajou. Le projet s’inscrit dans le cadre du Plan stratégique de développement du secteur agricole du Bénin.
Ces nouveaux engagements financiers de la BIDC portent à 2 604,285 milliards FCFA le montant total des investissements de l’institution dans la sous-région.
Par Léon Yougbaré


