Le Burkina Faso a mobilisé 143 milliards de FCFA à l’issue de son appel public à l’épargne (APE) lancé du 2 au 30 octobre 2026 sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Ce montant représente un dépassement de 43 milliards de FCFA par rapport à l’objectif initial de 100 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 143 %. L’annonce a été faite ce lundi 2 novembre 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances.
À travers cette opération, l’État burkinabè entendait mobiliser des ressources auprès des investisseurs du marché financier régional pour le financement de ses besoins. L’emprunt était structuré en trois tranches, avec une rémunération différenciée selon la durée de placement. La tranche A portait sur un montant de 40 milliards de FCFA, assorti d’un taux d’intérêt annuel de 6,60 % sur une maturité de cinq ans.
La tranche B visait une mobilisation de 30 milliards de FCFA, avec un taux d’intérêt de 6,75 % sur sept ans. Quant à la tranche C, elle concernait également 30 milliards de FCFA, mais sur une maturité de dix ans, avec un rendement annuel de 7 %. Cette structuration permettait ainsi aux investisseurs de choisir entre trois niveaux de rémunération en fonction de leur horizon de placement.
Sur le plan organisationnel, l’opération a été conduite par un consortium réunissant les quatre sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) implantées au Burkina Faso. Il s’agit de Coris Bourse, de la Société burkinabè d’intermédiation financière (SBIF), de la Société africaine d’ingénierie et d’intermédiation financière (SA2IF) et d’Image Finance International (IFI). Le placement a, quant à lui, été assuré par un syndicat regroupant les SGI des différents pays de l’UMOA.
Par Drissa Ouattara


