Le FMI annonce un décaissement immédiat de 33 milliards FCFA au profit de la République Centrafricaine

Le Fonds Monétaire International (FMI) a récemment conclu les troisièmes et quatrièmes revues de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) en faveur de la République centrafricaine (RCA). Cette conclusion ouvre la voie à un décaissement immédiat de 33,205 milliards de FCFA (environ 58 millions de dollars), portant le total des décaissements au titre de l’accord FEC à 70,990 milliards de FCFA (environ 124 millions de dollars).

Cette décision fait suite à l’approbation, en avril 2023, par le conseil d’administration du FMI d’un accord FEC accordant à la RCA un accès à 112,782 milliards de FCFA (environ 197 millions de dollars). Cet accord s’inscrit dans un effort coordonné des institutions financières internationales pour aider la RCA à répondre à ses besoins de financement de la balance des paiements et à maintenir les dépenses dans les services publics de base.

Le conseil d’administration a également approuvé la demande des autorités de dérogations concernant le non-respect de certains critères de réalisation liés au solde budgétaire primaire intérieur et au financement intérieur net. De plus, une dérogation a été accordée concernant la non-accumulation de nouveaux arriérés extérieurs.

Selon la note de l’institution financière, la mise en œuvre du programme a contribué à ancrer les réformes structurelles et le financement, avec des améliorations observées dans l’offre de carburant et les recettes. Dans ce contexte, l’activité économique devrait croître de 3 % en 2025, contre 1,9 % en 2024, sous l’effet de plusieurs facteurs, notamment la hausse de la consommation d’énergie, le redressement des activités minières, les projets d’infrastructures et l’amélioration de la sécurité. Le déficit primaire intérieur devrait être réduit à 2,1 % du PIB en 2025, contre 4,9 % en 2024, à condition qu’il y ait un soutien politique fort en faveur des mesures convenues en matière d’administration fiscale et de conformité aux obligations fiscales. Par ailleurs, l’inflation devrait reculer d’ici la fin de 2025, en partie grâce à la baisse des prix à la pompe intervenue en mai 2025.

Cependant, le FMI préconise de resserrer la politique budgétaire afin de faire face à l’accentuation de la vulnérabilité liée à la dette publique, de maîtriser les dépenses dans un contexte d’élections et de réduction de l’aide humanitaire et de réformer le marché des carburants, qui demeure une priorité pour la stabilisation macroéconomique de la RCA.

Par Bernadette W. Gansonré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet