Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) a validé, le 21 mai 2026 à Abidjan, un financement de 59,78 millions de dollars, soit environ 35,87 milliards FCFA, pour la réhabilitation de 78,80 kilomètres de route sur le corridor frontalier entre le Bénin et le Togo.
Approuvé par le FAD, guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), ce prêt est destiné à financer la première phase du Projet de réhabilitation de routes de transit et de facilitation du transport sur le corridor CU18, qui relie le Bénin et le Togo via le tronçon Kara-Kabou.
L’opération mobilise plusieurs bailleurs de fonds. Outre le FAD, le tour de table comprend la Banque islamique de développement (BID), l’UEMOA, ainsi que les gouvernements du Togo et du Bénin.
Dans le détail, le tronçon togolais absorbe la part la plus importante avec 50,28 millions de dollars (30,17 milliards FCFA), tandis que la section béninoise bénéficie d’une enveloppe de 9,5 millions de dollars (5,7 milliards FCFA).
Les travaux prévus portent sur une chaussée à deux voies de 3,5 mètres chacune, avec un aménagement spécifique en trois fois deux voies pour la traversée de la ville de Kara, située dans la région de la Kara, au nord du Togo.
Au-delà du bitume, le projet intègre la réalisation et la réhabilitation d’infrastructures socio-économiques et éducatives, un volet d’appui aux acteurs de la chaîne de transport pour fluidifier les échanges commerciaux, ainsi qu’un programme de renforcement des capacités des organes d’exécution et des groupements féminins. Le financement prévoit également un soutien à l’employabilité des jeunes.
Pour Lamin Barrow, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest, ce corridor « contribuera à renforcer la compétitivité économique, à accélérer le désenclavement des zones intérieures du Bénin et du Togo et à consolider l’intégration sous-régionale ».
La remise en état de cet itinéraire devrait contribuer à réduire les coûts logistiques, à améliorer la fluidité des échanges et à renforcer la compétitivité des producteurs locaux, dans une zone où l’agriculture vivrière et le petit commerce constituent les principales sources de revenus.
Par David Yaméogo


