Le groupe Ecobank réalise un bénéfice avant impôts de 737 millions de dollars à fin septembre 2026, en hausse de 12 %

Le groupe bancaire panafricain Ecobank a enregistré un bénéfice avant impôts de 737 millions de dollars au terme des neuf premiers mois de 2026, en progression de 12 % sur un an. Sur la même période, son chiffre d’affaires net a également augmenté de 12 %, pour atteindre 2 milliards de dollars, porté par la croissance des dépôts, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la progression des revenus issus des paiements.

Dans un environnement économique marqué par les tensions inflationnistes, la volatilité des taux de change et le ralentissement de l’activité dans certains marchés africains, le groupe poursuit ainsi sa dynamique de croissance. Cette performance repose notamment sur l’exécution de sa stratégie « Growth, Transformation and Returns » (GTR), axée sur la croissance, la transformation et la rentabilité.

La progression des résultats s’accompagne d’un renforcement des ressources du groupe. À fin septembre 2026, les dépôts de la clientèle ont atteint 27,5 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an. Les comptes courants et les comptes d’épargne représentent 85 % de ces ressources, témoignant de leur poids dans le financement des activités bancaires d’Ecobank. Cette progression des dépôts a contribué à atténuer les pressions exercées sur les marges par la baisse des taux d’intérêt sur certains marchés. Le revenu net d’intérêts a ainsi progressé de 12 % sur la période.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle constitue un autre facteur de cette performance. Le ratio coûts/revenus s’est établi à 47,8 %, un niveau inférieur à la fourchette cible de 48 % à 50 % fixée par le groupe pour 2026.

La rentabilité du groupe reste également soutenue par la diversification de ses activités et de son implantation géographique. La région Afrique centrale, orientale et australe (CESA) a enregistré une hausse de 20 % du bénéfice avant impôts, tandis que l’Afrique occidentale anglophone (AWA) a affiché une progression de 10 %. Ces performances ont compensé les résultats moins favorables de l’Afrique de l’Ouest francophone, qui couvre notamment les marchés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ainsi que du Nigeria.

Les activités de banque d’entreprise et d’investissement, de banque commerciale et de banque de détail ont également contribué aux résultats. Parallèlement, les paiements et les services numériques demeurent des relais de croissance importants. Les revenus issus des paiements ont progressé de 9 %, soutenus par les investissements dans les plateformes technologiques et les solutions numériques destinées à améliorer l’expérience client et à élargir l’accès aux services financiers.

« Nous avons réalisé un bénéfice avant impôts de 737 millions de dollars, une augmentation de 12 % en glissement annuel, et un rendement des capitaux propres de 24,9 %. Le chiffre d’affaires net a également augmenté de 12 %, atteignant 2 milliards de dollars », a déclaré Jeremy Awori, directeur général du groupe Ecobank.

Le responsable a également souligné la contribution de la stratégie GTR à l’amélioration de l’efficacité et des performances commerciales. Selon lui, la progression des dépôts reflète la confiance des clients et leur recours aux services du groupe pour leurs opérations bancaires quotidiennes.

Sur le plan de la qualité des actifs, le ratio de prêts non performants (NPL) est resté globalement stable à 7,5 % au cours du trimestre. Ce niveau se situe dans la fourchette cible de 6 % à 8 % retenue par Ecobank pour 2026, traduisant, selon la direction, la poursuite des efforts de gestion des risques et de discipline dans le suivi du portefeuille de crédits.

Par Amhed Coulibaly

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