Le Nigeria s’apprête à injecter 100 millions de dollars supplémentaires, soit environ 57,8 milliards de FCFA dans les caisses de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), confirmant son rôle de pilier financier au sein de l’organisation régionale. Cette annonce intervient alors que l’institution intensifie ses efforts pour impulser la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.
C’est à Abuja, à l’occasion d’une session interactive du Parlement de la CEDEAO, que le président de la BIDC, Dr George Donkor, a dévoilé cette nouvelle contribution nigériane. Il a rappelé que le Nigeria, déjà actionnaire majoritaire avec environ 33 % du capital de la Banque, consolide ainsi sa position de premier soutien de cette institution créée en 1999 pour accompagner le développement régional.
Représenté par le directeur de la recherche et de la planification stratégique, MacDonald Goanue, le président Donkor a indiqué que la BIDC a déboursé plus de 2,5 milliards de dollars soit environ 1 445 milliards de FCFA depuis sa création, finançant près de 300 projets dans les domaines clés que sont l’énergie, les infrastructures, la santé, l’éducation ou encore l’agriculture. Pour l’année 2024, elle a déjà approuvé 10 nouveaux projets d’une valeur équivalente à 439,7 millions de dollars, environ 254,3 milliards de FCFA et en évalue actuellement 21 autres.
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Parmi les projets phares soutenus par la Banque figurent la connexion électrique entre le Mali et la Côte d’Ivoire, la fourniture d’électricité solaire à 750 équipements communautaires au Bénin ou encore la construction d’un pont stratégique reliant l’AIBD à l’aéroport Blaise Diagne au Sénégal. À cela s’ajoute un appui soutenu aux micro, petites et moyennes entreprises, ainsi qu’aux partenariats public-privé, notamment dans les filières agroalimentaire et manufacturière.
Le président de la BIDC a également mis en avant la collaboration de longue date avec la Banque de l’industrie du Nigeria pour le financement de projets privés. Il a par ailleurs salué une facilité indienne d’environ 1 milliard de dollars soit près de 578,2 milliards de FCFA ayant contribué depuis 2006 à la réalisation de projets dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et du transport.
Enfin, il a tenu à rappeler que la BIDC n’est pas une banque commerciale et ne reçoit pas de dépôts. Son modèle repose essentiellement sur les contributions des États membres et les financements obtenus auprès de partenaires internationaux.
Par Drissa Ouattara


