Les Émirats arabes unis veulent s’imposer comme un acteur central de la transformation numérique de l’Afrique. Le pays a annoncé un projet d’investissement d’un milliard de dollars, destiné à développer les infrastructures et les services liés à l’intelligence artificielle sur le continent. L’annonce a été faite par Saeed ben Moubarak Al Hajeri, ministre d’État au ministère émirati des Affaires étrangères, lors du sommet du G20 tenu samedi à Johannesburg, selon des informations rapportées par Bloomberg.
Cet engagement marque une nouvelle étape dans la stratégie géopolitique des Émirats, déjà très actifs dans le financement de projets technologiques à travers le monde. Selon Al Hajeri, le plan vise à moderniser les infrastructures numériques, à renforcer les services publics et à améliorer la productivité dans plusieurs secteurs jugés critiques pour le développement du continent. L’objectif est de mettre à disposition des pays africains des capacités avancées de calcul, une expertise technique et un réseau de partenariats internationaux pour accélérer leur transition vers l’économie numérique.
Le ministre a souligné que cette initiative doit aider les pays en développement à surmonter leurs principaux obstacles en intégrant des solutions d’IA dans l’éducation, l’agriculture, la santé, l’identité numérique ou encore l’adaptation climatique. Il insiste sur la volonté des Émirats de faire de l’IA un levier partagé : « Notre objectif est désormais de garantir que ces capacités profitent aux partenaires à travers le Sud global, et qu’aucun pays ne soit laissé pour compte à l’ère de l’IA ».
Déjà quatrième investisseur en Afrique, les Émirats arabes unis confirment ainsi leur montée en puissance sur le continent. Pour plusieurs experts, ce nouvel engagement pourrait renforcer la compétitivité des économies africaines à un moment où la demande mondiale pour les solutions fondées sur l’IA s’intensifie. L’amélioration des systèmes d’identité numérique, par exemple, pourrait faciliter l’accès de millions de personnes aux services sociaux et financiers, un enjeu crucial dans de nombreux pays africains.
Par Drissa Ouattara


