Les industries extractives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont affiché une dynamique globalement favorable en 2025, portée par une forte progression des productions de pétrole, d’or et de phosphate. À l’inverse, l’uranium a enregistré un recul, selon les données du Rapport annuel 2025 présenté le mercredi 22 juillet 2026 au siège de l’institution à Dakar.
La performance la plus marquante concerne le pétrole brut. Les extractions ont bondi de 64,6 % sur un an pour atteindre 88,4 millions de barils en 2025. Cette évolution est essentiellement imputable à la montée en puissance des productions au Sénégal et au Niger.
Dans le détail, le Sénégal a plus que doublé sa production, passée de 16,9 millions de barils en 2024 à 36,1 millions de barils en 2025, soit une hausse de 113,4 %. Au Niger, les extractions ont progressé de 41,1 % pour s’établir à 29,1 millions de barils.
L’or maintient une tendance haussière
Dans la même dynamique, l’or a poursuivi sa trajectoire ascendante dans l’Union. La production est estimée à 217 999,1 kilogrammes en 2025, soit près de 218 tonnes, en hausse de 6,7 % par rapport à l’année précédente.
Cette progression est soutenue par les performances remarquables enregistrées au Niger, où les extractions ont progressé de 48,5 %, suivi du Burkina Faso (+28 %).
Viennent ensuite la Côte d’Ivoire et le Sénégal, avec des productions en hausse respectivement de 6 % et de 4,4 %. En revanche, le Mali, principal producteur de la région, a vu sa production reculer de 16,4 %, limitant ainsi la croissance globale de la filière aurifère en 2025.
Plus de 3 millions de tonnes de phosphates produites
La production de phosphate s’est également inscrite en hausse. Elle a atteint 3,78 millions de tonnes en 2025, soit une progression de 9,1 %. Cette augmentation est favorisée par l’amélioration des niveaux de production au Sénégal (+9,9 %) et au Togo (+8,2 %).
À l’opposé, la production d’uranium, exclusivement assurée par le Niger au sein de l’Union, a diminué de 8,5 % pour s’établir à 943 tonnes en 2025. Selon le rapport, cette contre-performance s’explique par plusieurs suspensions des activités minières au cours de l’année, provoquées notamment par des difficultés d’approvisionnement en intrants essentiels.
Par Léon Yougbaré


