Au cours de la semaine du 8 au 12 septembre 2025, les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont poursuivi leur recours au marché des titres publics pour financer leurs besoins de développement. Le volume mobilisé s’élève à 118,97 milliards FCFA, reflétant une dynamique positive soutenue par la confiance des investisseurs, laquelle s’est traduite par un taux de couverture de 132,14 %.
Ce montant a été mobilisé par seulement quatre pays de la sous-région. Le Burkina Faso se positionne en tête des émetteurs de la période avec 32,36 % des fonds levés, soit 38,5 milliards FCFA. La Côte d’Ivoire, locomotive économique de l’espace, suit de près avec 35,5 milliards collectés, correspondant à 29,82 % des émissions totales. Le Sénégal et le Niger referment la marche avec respectivement 33 milliards et 12 milliards collectés, soit 27,74 % et 10,09 % des fonds encaissés par les quatre émetteurs.
La structure des émissions met en évidence une prédominance des Bons Assimilables du Trésor (BAT), qui représentent 70,27 % du montant levé, contre 29,73 % pour les Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Cette répartition illustre une préférence des investisseurs pour les maturités de court terme, dans un contexte marqué par des besoins de trésorerie immédiats des États, mais aussi par une gestion prudente du risque de taux.
L’analyse de la provenance des investisseurs met en lumière la forte participation de la Côte d’Ivoire, qui a apporté 52,85 milliards FCFA, suivie du Burkina Faso avec 34,043 milliards et du Sénégal avec 19,3 milliards. Le Bénin a contribué à hauteur de 7,86 milliards, devant le Mali (3 milliards), le Niger (960 millions) et le Togo (956 millions). Cette diversité des souscripteurs confirme le rôle intégrateur du marché régional, tout en soulignant la prépondérance des économies les plus dynamiques dans l’absorption des titres publics.
Ces performances viennent conforter la place du marché des titres publics comme levier essentiel de financement dans l’espace UEMOA, à la fois pour accompagner les politiques budgétaires nationales et pour renforcer l’intégration financière régionale.
Par Léon Yougbaré




