Le gouvernement mauritanien envisage de confier la gestion du port multifonctionnel de N’Diago à des entreprises internationales afin de garantir une exploitation efficace et durable de cette infrastructure stratégique. Cette orientation marque une nouvelle étape dans la mise en service opérationnelle de ce projet structurant pour le sud du pays.
L’annonce a été faite par le ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, Mokhtar Ahmed Bouceif, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres. Selon lui, le recours à des partenaires spécialisés s’inscrit dans un modèle de partenariat public-privé destiné à renforcer la performance technique et financière du port.
Construit pour un coût estimé à environ 352 millions de dollars, le port multifonctionnel de N’Diago doit désormais entrer dans une phase d’exploitation optimisée. L’État, qui a mobilisé d’importants moyens pour sa réalisation, entend s’appuyer sur l’expertise d’opérateurs internationaux capables d’apporter l’outillage portuaire, les systèmes de gestion et les capacités d’investissement nécessaires.
Le modèle de partenariat public-privé retenu par les autorités repose sur une approche intégrée. Il prévoit la mise en place coordonnée des services de base indispensables au fonctionnement du port, notamment l’électricité, l’eau et les infrastructures routières. Il comprend également la clarification du régime foncier autour du site afin de sécuriser les investissements futurs, ainsi que l’adoption d’une politique tarifaire et réglementaire attractive destinée à encourager l’installation d’opérateurs et à renforcer la compétitivité de la plateforme.
Présenté comme un maillon clé du développement économique national, le port est appelé à jouer un rôle central dans la transformation du sud mauritanien en pôle économique et industriel. Sa proximité avec les champs gaziers en fait une base logistique stratégique, susceptible de dynamiser les exportations et de désengorger les infrastructures portuaires de Nouakchott et de Nouadhibou.
Avec une capacité estimée à 600 000 tonnes par an, N’Diago doit également bénéficier d’un environnement propice à l’investissement. Le gouvernement a engagé des préparatifs pour finaliser les équipements, assurer le raccordement aux services de base et mettre en place un cadre réglementaire et tarifaire attractif.
Par Bernadette W. Gansonré


