L’IFC accorde une enveloppe de 16,9 milliards de FCFA, soit 30 millions de dollars à la Banque El Amana pour faciliter le financement des micros, petites et moyennes entreprises en Mauritanie, un secteur clé de l’économie qui peine à accéder aux crédits, freinant ainsi la croissance et la création d’emplois.
Ce soutien vise en particulier les entreprises détenues par des femmes, encore largement sous-financées et contribuera à la création de plus de 6 000 emplois directs et indirects au cours des 5 prochaines années.
Le programme comprend une prime liée à la performance dans l’accompagnement des entrepreneures et appuie la stratégie de la Banque El Amana de porter la part de prêts destinés aux femmes à au moins un quart de son portefeuille d’ici 2029. Il prévoit également un appui technique pour moderniser la gestion des risques, améliorer les procédures de crédit, renforcer la gouvernance et développer des services bancaires sensibles aux questions d’égalité.
Grâce à ce financement, la valeur du portefeuille de crédits aux entreprises de la Banque El Amana devrait progresser fortement, passant d’environ 113,2 milliards de FCFA, soit 200 millions de dollars en 2024 à 297,8 milliards de FCFA, soit 526 millions en 2029.
Par ailleurs, IFC poursuit son engagement en Mauritanie, où ses engagements cumulés atteignaient 1 172,1 milliards de FCFA, soit 2,07 milliards de dollars à fin 2024. L’institution intervient dans les secteurs minier, agroalimentaire et énergétique, avec une attention particulière portée aux énergies renouvelables, au développement des chaînes de valeur et à l’inclusion financière.
En rappel, la Banque El Amana, active depuis plus de 30 ans, opère un réseau de quinze agences et dessert plus de 200 mille clients. Elle se positionne comme un acteur majeur du financement responsable en Mauritanie, avec l’ambition de renforcer son impact économique et social.
Par Bernadette W.Gansonré


