mardi 20 janvier 2026

Nigeria / Hydrocarbures : le plus grand oléoduc du pays, d’une capacité de transport de 450 000 barils de pétrole brut par jour, subit une attaque

Le Nigeria, premier producteur de pétrole brut d’Afrique, est de nouveau confronté à une crise majeure dans son industrie pétrolière. Une explosion survenue le lundi 17 mars 2025 a frappé l’oléoduc Trans-Niger, l’un des principaux axes de transport du brut du pays, provoquant d’importantes perturbations et ravivant les inquiétudes sur les pertes économiques et les dégâts environnementaux.

L’incident, qui s’est produit dans l’État de Rivers, s’inscrit dans un contexte de crises récurrentes touchant les infrastructures pétrolières du pays. L’oléoduc Trans-Niger, long de 118 km, a une capacité de transport de 450 000 barils de brut par jour. Il est exploité conjointement par Renaissance Group et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC) et joue un rôle clé dans l’acheminement du pétrole des champs terrestres vers les terminaux d’exportation.

À la suite de l’explosion, Renaissance Group, qui regroupe plusieurs acteurs du secteur énergétique nigérian – Aradel Energy, First E&P, Waltersmith et ND Western – ainsi que la société internationale Petroline, a annoncé l’envoi immédiat d’une équipe d’enquête sur le site afin de déterminer les causes de l’incident et évaluer les dommages.

Cette nouvelle perturbation intervient alors que le Nigeria tente de stabiliser sa production pétrolière. Selon le dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), la production du pays a atteint 1,539 million de barils par jour en janvier 2025, enregistrant une légère hausse par rapport aux 1,485 million de bpj de décembre 2024. Une reprise fragile qui pourrait être mise à mal par cette explosion et ses conséquences sur l’acheminement du brut.

Au-delà des pertes économiques directes, l’incident soulève également des préoccupations environnementales, alors que les fuites de pétrole et les incendies sur les oléoducs constituent un fléau récurrent dans le delta du Niger. Une situation qui met en lumière la vulnérabilité persistante des infrastructures pétrolières nigérianes face aux sabotages, aux accidents industriels et aux tensions politiques.

Par Amhed Coulibaly

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