Nigeria : La BAD approuve plus de 112 milliards de FCFA pour lancer la Phase II des Zones spéciales de transformation agro-industrielle

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 1ᵉʳ décembre 2025 à Abidjan, un financement de 112,3 milliards de FCFA (200 millions de dollars) pour la première tranche de la Facilité de financement multitranches dans le cadre de la Phase II du programme des Zones spéciales de transformation agro-industrielle (SAPZ) au Nigeria. Cette première tranche permettra de soutenir 10 États, sur les 27 ciblés par l’ensemble de la Phase II, avec pour objectif d’étendre le programme à l’ensemble des États nigérians concernés.

Dans l’ensemble, le projet devrait attirer 842,5 milliards de FCFA (1,5 milliard de dollars) de nouveaux investissements du secteur privé, après avoir mobilisé plus de 337 milliards de FCFA (600 millions de dollars) d’investissements du secteur privé au cours de sa phase préparatoire.

La Phase II des SAPZ vise à créer une chaîne de valeur agricole inclusive en développant des infrastructures de transformation alimentaire au sein de dix pôles agro-industriels. Elle mobilise également des investissements du secteur privé pour renforcer la production locale et améliorer la transformation des produits agricoles. Le projet soutient tout particulièrement les jeunes et les femmes, en proposant des formations spécialisées, des programmes de développement professionnel, des services d’accompagnement pour les entreprises ainsi qu’un accès facilité au financement pour les populations les plus vulnérables et les porteurs de projets.

En complément, une plateforme d’infrastructure agricole sera mise en place afin de permettre aux agriculteurs locaux, aux entreprises détenues par des jeunes et aux micros, petites et moyennes entreprises d’accéder aux marchés, d’utiliser des intrants agricoles de qualité et de bénéficier de services techniques performants. Cette approche doit renforcer la compétitivité des producteurs locaux et améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement.

La mise en œuvre de la première tranche devrait générer environ 1,1 million d’emplois dans les dix États, dont 200 000 emplois directs et 900 000 emplois indirects. Environ 60 % des postes créés profiteront aux jeunes, tandis qu’au moins 50 % seront attribués aux femmes. Un large éventail d’investisseurs du secteur privé est déjà mobilisé et a entamé les travaux de construction dans les États couverts par la première tranche, témoignant de l’attractivité et de la solidité du programme.

Par Leila Toé

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet