Nigeria : La BAD et ses partenaires injectent 2,2 milliards dollars pour transformer l’agriculture dans 24 États

La Banque africaine de développement (BAD) et plusieurs bailleurs internationaux ont mobilisé 2,2 milliards de dollars pour lancer la deuxième phase des Zones Spéciales de Transformation Agro-Industrielle (SAPZ) au Nigeria. Ce vaste programme d’industrialisation agricole couvrira désormais 24 États du pays, selon le président sortant de la BAD, Akinwumi Adesina.

C’est à Lagos, lors du Sommet Afrique 2025 organisé par la Standard Chartered Bank, qu’Akinwumi Adesina a détaillé ce nouvel engagement financier. Il a rappelé que la première phase du projet avait déjà été déployée dans huit États pilotes : Ogun, Oyo, Cross River, Imo, Kaduna, Kwara, Kano et le Territoire de la capitale fédérale.

Ancien ministre de l’Agriculture du Nigeria, Akinwumi Adesina a souligné que cette initiative vise à transformer en profondeur le secteur agricole nigérian. L’enjeu : renforcer la sécurité alimentaire, dynamiser la production nationale et créer des milliers d’emplois dans les zones rurales. « Des investissements sont cruciaux pour libérer le potentiel agricole du Nigeria et, plus largement, de l’Afrique », a-t-il affirmé.

L’objectif est de créer de véritables plateformes industrielles intégrées autour de pôles agricoles, favorisant la transformation locale, la réduction des pertes post-récoltes et l’exportation. Pour Adesina, la valeur ajoutée dans les produits agricoles reste la clé pour faire progresser le continent dans les chaînes de valeur mondiales.

Sur les 2,2 milliards de dollars annoncés, la BAD a elle-même engagé 934 millions de dollars. Le reste du financement provient de plusieurs partenaires, parmi lesquels le Fonds international de développement agricole (FIDA), la Banque islamique de développement (BID), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Ensemble, ils ont aussi lancé l’Alliance pour les zones spéciales de transformation agro-industrielle, avec un portefeuille d’engagements dépassant les 3 milliards de dollars.

Selon Adesina, ces zones agro-industrielles sont déjà en développement dans 27 sites répartis dans 11 pays africains. Elles constituent aujourd’hui un des leviers majeurs de la stratégie agricole de la BAD.

Lancée initialement pour stimuler la production vivrière, réduire les pertes agricoles et attirer l’investissement privé, la première phase des SAPZ avait également pour but de générer des emplois dans la transformation, l’emballage, la logistique et l’exportation.

Par Drissa Ouattara

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