La production de pétrole brut du Nigeria a progressé de 5,5 % en glissement annuel au mois d’août 2025, atteignant en moyenne 1,43 million de barils par jour (bpj), contre 1,36 million de bpj à la même période l’année précédente. Ces données, publiées par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), traduisent une amélioration notable dans un secteur stratégique pour l’économie du pays.
Selon la Commission, qui a diffusé ses chiffres samedi via son compte officiel X, le Nigeria a réalisé 96 % de son quota de production fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à 1,5 million de bpj. Cette performance est portée par de meilleurs niveaux d’activité dans les principaux terminaux pétroliers et témoigne d’une reprise progressive du secteur en amont.
En incluant les condensats, la production totale s’est élevée à 1,63 million de bpj en août, légèrement supérieure aux 1,58 million enregistrés à la même période en 2024. « Le secteur pétrolier en amont du Nigeria a enregistré une augmentation de sa production d’une année sur l’autre, atteignant en moyenne 1,63 million de bpj de pétrole brut et de condensats en août 2025 », a précisé la NUPRC dans son communiqué daté du 20 septembre.
Toutefois, sur une base mensuelle, la tendance apparaît moins favorable. La production combinée a reculé de 4,7 % par rapport aux 1,71 million de bpj enregistrés en juillet. Cette baisse s’explique principalement par un arrêt de maintenance imprévu d’une journée dans une installation clé.
Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, reste sous forte pression pour accroître et stabiliser son offre, dans un contexte de dépendance de ses finances publiques aux revenus pétroliers et de respect de ses engagements vis-à-vis de l’OPEP.
Par Amhed Coulibaly




