Les réserves extérieures du Nigeria ont atteint 51,04 milliards de dollars au 18 juin 2026, leur niveau le plus élevé depuis près de 17 ans. Cette performance reflète le renforcement des entrées de devises et l’amélioration progressive des conditions du marché des changes, dans un contexte de réformes économiques engagées par les autorités nigérianes.
Selon les données de la Banque centrale du Nigeria (CBN), les réserves extérieures brutes se sont établies précisément à 51,04 milliards de dollars, un niveau qui n’avait plus été observé depuis le 20 janvier 2009, lorsque les avoirs extérieurs du pays avaient atteint environ 51,07 milliards de dollars.
Cette progression confirme la dynamique positive observée depuis plusieurs mois. Les réserves ont démarré le mois de juin à 49,80 milliards de dollars avant de franchir le seuil symbolique des 50 milliards de dollars dès le 5 juin, à 50,12 milliards de dollars. Elles ont ensuite poursuivi leur ascension pour atteindre 50,81 milliards de dollars le 15 juin, puis 51,04 milliards de dollars trois jours plus tard.
Au total, les réserves du pays ont progressé de plus d’un milliard de dollars au cours des dix-huit premiers jours du mois, soit une hausse d’environ 2,5 %. Cette amélioration intervient après un gain de 1,22 milliard de dollars enregistré en mai 2026, témoignant du renforcement continu de la position extérieure du géant ouest-africain.
Pour les autorités monétaires, cette évolution est le résultat des réformes engagées sur le marché des changes ainsi que de l’amélioration des flux extérieurs, notamment les recettes pétrolières et les entrées de capitaux. En mai dernier, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Olayemi Cardoso, avait souligné que « ce solide matelas de réserves continue de renforcer la confiance des investisseurs dans l’économie nigériane et de soutenir la stabilité du taux de change ».
Les analystes estiment qu’un niveau de réserves aussi élevé renforce la capacité de la banque centrale à soutenir le naira, à faire face aux obligations extérieures du pays et à absorber d’éventuels chocs sur les marchés internationaux.
Cette performance est d’autant plus remarquable que la CBN avait elle-même projeté, dans ses perspectives économiques pour 2026, un niveau de réserves de 51,04 milliards de dollars. L’objectif est ainsi atteint dès le premier semestre de l’année, illustrant l’impact positif des mesures mises en œuvre pour consolider les équilibres macroéconomiques du pays.
Par Drissa Ouattara


