Le gouvernement fédéral du Nigeria a dévoilé, le 17 septembre 2025 à Abuja, un ambitieux portefeuille d’investissements agricoles de 3,14 milliards de dollars (soit environ 2 100 milliards FCFA), en partenariat avec l’Initiative Main dans la main de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Selon le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, le sénateur Abubakar Kyari, cette stratégie cible cinq chaînes de valeur jugées prioritaires : la tomate, le manioc, le maïs, les produits laitiers et la pêche. L’objectif est d’éradiqué la pauvreté, éliminer la faim et renforcer la souveraineté alimentaire, tout en s’inscrivant dans les Objectifs de développement durable (ODD) et le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA) de l’Union africaine.
Le portefeuille repose sur un engagement conjoint de 1,75 milliard de dollars provenant du gouvernement et de 1,39 milliard de dollars mobilisés auprès du secteur privé. Selon M. Kyari, il affiche un taux de rendement interne moyen de 14 %, avec un potentiel d’impact socio-économique majeur. Plus de 4,1 millions de Nigérians pourraient en bénéficier directement ou indirectement, grâce à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus, qui pourraient progresser jusqu’à 657 dollars par habitant. Le projet devrait également contribuer à la lutte contre le changement climatique, en permettant la séquestration de plus de 1,2 million de tonnes de carbone.
« Ce portefeuille reflète la force du secteur privé nigérian et notre détermination à transformer les déclarations en actions », a déclaré le ministre. Pour lui, ces investissements s’appuient sur des analyses rigoureuses tenant compte de la demande du marché, du potentiel de production, de la résilience climatique et des retombées socio-économiques.
Dans un contexte marqué par les chocs climatiques, l’insécurité alimentaire et la malnutrition, Abuja veut faire de ce programme un levier de croissance durable et d’intégration régionale. « Grâce à l’irrigation, à l’innovation et à des investissements ciblés, nous pouvons transformer ces défis en opportunités », a insisté M. Kyari.
Par Amhed Coulibaly




