En octobre 2025, les prix à la consommation ont diminué de 0,2 % en variation mensuelle contre une progression de 1,9 % en glissement annuel. Ce recul en variation mensuel s’explique principalement par la baisse des prix des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées, en repli de 0,8 %, sous l’effet d’une nette diminution des prix des produits frais. Cependant, cette tendance baissière est limitée par la progression des prix dans la plupart des autres fonctions de consommation.
La baisse des prix alimentaires provient surtout du recul marqué des légumes, notamment ceux feuillus ou à tiges frais ou réfrigérés, des légumes-fruits, des légumineuses et des tubercules. Le repli des prix des poissons frais, des fruits frais, des agrumes, du sucre et du mil a également contribué à cette évolution, grâce à une amélioration de l’offre. Néanmoins, cette baisse a été partiellement compensée par la hausse de certains produits, notamment les volailles vivantes, la viande fraîche et le riz.
Parallèlement, les services d’enseignement ont progressé de 1,0 %, sous l’effet de la revalorisation des frais de scolarité à la rentrée 2025-2026. Cette hausse touche particulièrement l’enseignement post-secondaire non supérieur, ainsi que l’enseignement primaire et pré-primaire.
Les prix du logement, de l’eau, de l’électricité, du gaz et autres combustibles ont augmenté de 0,4 %, principalement en raison de la hausse des tarifs de l’approvisionnement en eau et de la consommation d’électricité dans un contexte de forte demande. De même, les services de restauration et d’hébergement ont progressé de 0,3 %, sous l’effet de l’augmentation des prix dans les restaurants, cafés et établissements à service limité.
Les biens d’ameublement, d’équipement ménager et d’entretien courant du ménage ont vu leurs prix augmenter de 0,7 %, en raison du renchérissement des meubles de maison et du matériel de nettoyage. Dans le secteur du transport, les prix ont progressé de 0,1 %, tirés par la hausse du transport aérien domestique, du transport scolaire par autobus et des services de messagerie et de livraison de colis. Cette progression a toutefois été limitée par la baisse de 4,5 % des prix du transport aérien international.
En outre, les services de loisirs, sport et culture ont enregistré une hausse de 0,4 %, due à l’augmentation des prix des prestations sportives et des articles de papeterie et de dessin. Les biens et services de santé ont progressé de 0,1 %, principalement sous l’effet de la hausse des médicaments à base de plantes, des produits d’assistance à la mobilité et des produits de diagnostic médical.
Les services de soins personnels, de protection sociale et biens divers ont augmenté de 0,3 %, sous l’effet de la hausse des prix des bijoux et montres, ainsi que des articles de voyage et des effets pour bébés. Les assurances et services financiers ont progressé de 0,6 %, tirés par les tarifs des assurances vie et accident.
Par ailleurs, les boissons alcoolisées, le tabac et les stupéfiants ont enregistré la hausse la plus forte du mois, à +2,9 %, en raison de l’augmentation des prix des cigarettes et du vin de raisin.
Quant aux biens et services « d’information et de communication » et des « vêtements et chaussures », leurs prix restent stables en variation mensuelle.
L’indice sous-jacent, qui exclut l’énergie et les produits frais, a reculé de 0,1 % sur le mois. Selon l’origine, les prix des produits locaux et importés ont diminué respectivement de 0,3 % et 0,1 %. Par catégorie, les produits non durables ont reculé de 0,5 %, tandis que les produits durables et les services ont progressé de 0,6 % et 0,2 %. Les biens semi-durables sont restés stables.
Par Leila Toé


