Togo : le budget 2026 estimé à 2 751 milliards de francs CFA, soit une progression de 14,8 % par rapport à 2025

Lors de la séance plénière du lundi 29 décembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté à la majorité absolue la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025 et la loi de finances initiale pour l’exercice 2026. Ces deux textes ont été examinés conformément aux dispositions constitutionnelles et organiques. Ils ont d’abord été votés par l’Assemblée nationale, puis examinés et adoptés par le Sénat, avant une adoption définitive par l’Assemblée nationale. Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a salué la qualité des débats et souligné que ces lois dépassent le cadre technique pour représenter un engagement collectif en faveur du développement national.

Le budget rectificatif 2025 s’établit à 2 436 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 39,4 milliards par rapport à la loi de finances initiale de 2025. Cette progression permet de renforcer les capacités d’action de l’État et de soutenir le développement économique et social.

En ce qui concerne, le budget pour l’exercice 2026, il s’équilibre en ressources et en charges à 2 751 milliards de francs CFA, enregistrant une progression de 14,8 % par rapport à 2025. Ce budget introduit plusieurs mesures fiscales et sociales. Il prévoit l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur certains produits locaux de l’élevage et de la pêche, facilite l’accès aux marchés publics pour les jeunes et les femmes entrepreneurs, et instaure un crédit d’impôt pour encourager le recrutement des personnes en situation de handicap. Les allègements fiscaux pour le dédouanement des véhicules neufs sont également reconduits.

Le budget 2026 se structure autour de trois priorités principales. La première concerne l’inclusion sociale et le développement du capital humain, représentant 48 % des ressources. La deuxième porte sur la transformation économique avec 29 %, et la troisième sur le renforcement de l’État, de la sécurité et de la gouvernance, à hauteur de 23 %.

Avec l’adoption définitive de ces deux lois de finances, le gouvernement dispose des moyens nécessaires pour poursuivre sa politique de développement économique et social. Il est désormais outillé pour renforcer la transparence budgétaire, promouvoir une gouvernance efficace et orienter l’action publique vers des résultats concrets au bénéfice des populations.

Par Leila Toé

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