United Bank for Africa (UBA) entend lever 144,8 milliards de nairas, soit environ 52,1 milliards FCFA, en 2025 afin de répondre aux nouvelles exigences de la Banque centrale du Nigeria et accélérer son développement à l’international. Cette opération viendra s’ajouter aux 240 milliards de nairas déjà mobilisés, soit environ 86,4 milliards FCFA, via une émission de droits.
L’objectif est clair : atteindre le seuil de capital minimum de 500 milliards de nairas, soit environ 180 milliards FCFA, imposé par la Banque centrale pour renforcer la solidité du système bancaire face aux défis économiques actuels. « Le capital sera dûment investi dans des technologies supplémentaires et la croissance des entreprises au Nigeria, en Afrique et dans le monde », a précisé M. Alawuba, directeur général du groupe bancaire. UBA, déjà implantée dans 24 pays, prévoit notamment de s’étendre en France et en Arabie saoudite.
La décision des autorités nigérianes de relever le capital minimum des banques s’inscrit dans un contexte de forte inflation, d’affaiblissement économique et de dépréciation du naira depuis les réformes monétaires de 2023. Les établissements disposent de deux ans pour se mettre en conformité avec cette nouvelle réglementation.
UBA n’est pas seule dans cette course au renforcement de la structure financière. Access Holdings Plc, première banque nigériane en termes d’actifs, a annoncé cette semaine avoir atteint son objectif après avoir levé 351 milliards de nairas, soit environ 126,4 milliards FCFA, à travers une émission de droits.
Par D. Ouattara


