Dès juin 2025, l’activité économique dans la zone UEMOA a bénéficié d’un assouplissement de la politique monétaire par la BCEAO. C’est une décision entérinée lors d’une rencontre de la BCEAO le 16 juin 2025, abaissant le taux directeur, principal instrument auquel la BCEAO refinance les banques commerciales, de 3,50 % à 3,25 %. Côté guichet de prêt marginal, le taux est passé de 5,50 % à 5,25 %.
Cette orientation accommodante se reflète sur les marchés. Le taux moyen pondéré des appels d’offres à une semaine a reculé de 4,4 % fin juin à 4,12 % fin juillet 2025. De même, le taux marginal est passé de 3,5 % à 3,43 % sur la même période. Sur le marché interbancaire, le coût des prêts entre établissements financiers à une semaine s’est établi à 4,8 % en juillet, en baisse de 14 points de base par rapport à juin. En moyenne, toutes maturités confondues, les échanges interbancaires se sont réalisés à 4,93 %, soit un repli de 4 points de base sur un mois et de plus d’un point sur un an.
Concernant les conditions de banque, le taux débiteur moyen dans l’UEMOA a reculé à 6,7 % en juin 2025, contre 6,73 % le mois précédent et 7,15 % un an plus tôt. En revanche, de légères hausses sont relevées au Mali (7,42 % contre 7,39 %) et au Niger (8,85 % contre 8,84 %).
Les taux créditeurs sur les dépôts à terme progressent légèrement à 5,37 % en moyenne, contre 5,35 % en mai. Les rémunérations augmentent notamment en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal. Elles reculent en revanche au Niger, au Togo, en Guinée-Bissau et au Mali.
La masse monétaire, indicateur clé de la liquidité dans l’économie, a augmenté de 13,4 % en glissement annuel à fin mai 2025. Cette hausse résulte principalement de la progression de 18,1 % de la circulation fiduciaire et de 12 % des dépôts. L’accroissement est alimenté par la forte augmentation des actifs extérieurs nets, qui grimpent de 250,5 % à 5 731,8 milliards FCFA, en raison de la mobilisation accrue de ressources financières extérieures par les États membres, ainsi que par la hausse de 6,3 % des créances des banques sur les agents économiques nationaux, atteignant 3 661,6 milliards FCFA.
Par David Yaméogo


