RDC : la production de cuivre du complexe minier Kamoa-Kakula enregistre une hausse de 31 % au premier semestre 2025

Le complexe minier Kamoa-Kakula, fer de lance du secteur cuprifère en République démocratique du Congo, poursuit sa montée en puissance. Selon les chiffres publiés par Ivanhoe Mines, opérateur du site, la production de cuivre a atteint 245 127 tonnes de concentré au premier semestre 2025, soit une hausse de 31 % par rapport à la même période en 2024, où l’on enregistrait 186 929 tonnes produites.

Ce bond de performance est notamment porté par l’entrée en service, en août 2024, d’un troisième concentrateur, qui a permis d’accroître significativement les capacités de traitement de minerai du site.

Entre avril et juin 2025, les concentrateurs des phases 1, 2 et 3 ont traité 3,62 millions de tonnes de minerai, générant une production de 112 009 tonnes de cuivre. Cela représente une progression de 11 % par rapport au deuxième trimestre 2024 et consolide une dynamique déjà marquée par une hausse de 58 % au premier trimestre (133 120 tonnes contre 86 117 tonnes un an plus tôt).

Malgré cette solide performance opérationnelle, Ivanhoe a revu ses prévisions annuelles à la baisse, les ramenant à une fourchette comprise entre 370 000 et 420 000 tonnes, contre 520 000 à 580 000 tonnes initialement envisagées. Cela s’explique par une interruption temporaire des opérations dans la mine souterraine de Kakula, à la suite d’une activité sismique survenue fin mai.

Par ailleurs, l’exploitation a repris du côté ouest de la mine, avec une extraction atteignant 300 000 tonnes par mois, à des teneurs de 3 à 4 % de cuivre. Le taux de traitement combiné des concentrateurs des phases 1 et 2 est désormais de 670 000 tonnes par mois, ce qui correspond à une cadence annualisée de 8 millions de tonnes.

En parallèle, Ivanhoe a lancé le développement d’une nouvelle zone minière à l’extrême est de Kakula. L’objectif est d’approvisionner les concentrateurs en minerai à haute teneur dès le deuxième trimestre 2026, tout en optimisant l’utilisation des gisements existants, notamment ceux de Kamoa et Kansoko, qui continuent de dépasser les attentes.

L’objectif à long terme reste inchangé : atteindre une production annuelle de 600 000 tonnes de cuivre une fois le complexe pleinement opérationnel.

Par Bernadette W. Gansonré

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