APBEF/ APSAB / APSFD : La 5ᵉ édition de la Journée de l’inclusion financière se penche sur l’accès des acteurs du secteur agricole aux services financiers.

Réunis ce mardi 04 novembre 2025 à Ouagadougou, à l’occasion de la 5ᵉ édition de la journée de l’inclusion financière, les acteurs du monde financiers et agricoles s’interrogent sur les mécanismes de financement visant à favoriser l’inclusion financière du secteur agricole. Organisé par l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Burkina (APBEF-B), l’Association, professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB) et l’Association des professionnelles des services financiers décentralisés (APSFD), l’évènement a bénéficié du parrainage du Ministre de l’Économie et des finances, Dr Aboubakar Nacanabo.

Placée sous le thème « Quel mécanisme de financement pour favoriser l’accès des acteurs du secteur agricole aux services financiers ? », la 5ᵉ édition de la Journée de l’inclusion financière met l’agriculture au cœur des débats. En effet, alors que ce secteur contribue à près de 30% au PIB du pays et emploie 63% de la population active, il bénéficie à peine de 6% de crédits bancaires et moins de 12% des financements des systèmes financiers décentralisés. Pire, pour l’année 2024, le secteur agricole a bénéficié seulement de 2% des financements des encours de crédit. Pourtant, « nous savons que l’inclusion financière est bien plus qu’un mécanisme technique, c’est un outil d’émancipation « , a rappelé Saidou Diallo, Représentant du ministre des Finances. Elle permet d’ouvrir les portes de la dignité économique à travers l’accès à l’épargne, au crédit, à l’assurance, à la formation et surtout à la confiance en la vie.

Saidou Diallo, Représentant du ministre des Finances

Citant le rapport Global FinEx 2023 de la Banque mondiale, le représentant du ministre a affirmé que « chaque point de progression de l’inclusion financière fait entraîner une hausse de 0,5 du PIB par rapport au PIB annuel ». Pour lui, quand la finance rejoint les sillons de la terre, c’est toute l’économie nationale qui se régénère.

Il a ajouté qu’un pays où les producteurs peuvent investir, s’armer contre les aléas et accéder au crédit devient un pays plus stable, plus prospère et plus résilient, « Chaque exploitation modernisée, chaque coopérative soutenue, chaque femme productrice financée devient un moteur silencieux de croissance ».

Lire aussi : Banques et acteurs économiques : renforcer le dialogue pour une inclusion financière réussie au cœur de la deuxième édition des business days de l’APBEF-B – Horonya finance

En engageant les discussions sur cette problématique, les acteurs du monde financiers entendent, à travers les réflexions qui seront menées, dégager des pistes de solutions concrètes pour mieux favoriser l’inclusion financière de ce secteur vital.  

Selon la vice-présidente de l’APBEF-B, Rasmata Djibo « De nombreuses études ont prouvé, en effet, que le renforcement de la capacité d’accès des acteurs du secteur agricole aux services financiers améliore la productivité, les pratiques, l’accroissement des revenus ».

Les initiatives mises en place en vue de faciliter l’accès du secteur agricole aux services financiers

Pour faciliter l’accès du secteur agricole aux services financiers, le gouvernement burkinabè, les partenaires au développement, les acteurs du secteur eux-mêmes ont lancé plusieurs initiatives, notamment le financement des chaînes de valeurs agricoles, les mutuels de solidarité, les sociétés de consentement mutuel, les groupes d’épargne, le système d’approvisionnement durable des intrants, etc. Ces mécanismes tiennent compte des difficultés que ces derniers rencontrent et leur permettent d’avoir des possibilités afin de pouvoir répondre aux exigences des institutions financières.

Rasmata Djibo, vice-présidente de l’APBEF-B

À entendre Rasmata Djibo, Après des années d’élaboration, d’application et d’utilisation, certains mécanismes ont fait leur preuve et ont permis aux nombreux acteurs d’avoir accès à des services financiers. Ce qui, bien sûr, en parallèle, a favorisé le déplacement de ces activités.

Notons que les ambitions de cet évènement s’inscrivent dans la stratégie nationale d’inclusion financière portée par l’agence nationale de la promotion de l’inclusion financière, visant à faire du Burkina, un pays un modèle d’inclusion financière rurale où banques, microfinances, assurances et fintechs conjuguent leurs efforts pour approcher la finance de ceux qui en ont le plus besoin.

Une vue des participants

L’inclusion financière dans le secteur agricole, c’est la promesse d’une meilleure sécurité alimentaire, d’une valorisation à l’échelle locale et d’une économie rurale qui retient les jeunes sur leur terre plutôt que de les pousser vers les autres, a conclu Saidou Diallo.

Par Bernadette W.Gansonré

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