Burkina/APEC : Plus de 20 milliards FCFA mobilisés auprès de 300 000 souscripteurs pour financer des projets industriels et agroalimentaires

Avec plus de 300 000 souscripteurs et une épargne populaire dépassant les 20 milliards FCFA, l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) confirme son rôle de levier stratégique dans la politique de souveraineté économique engagée par le Burkina Faso. À la date du 30 septembre 2025, les résultats enregistrés témoignent d’une adhésion citoyenne au modèle de financement endogène fondé sur l’actionnariat populaire.

Le Burkina Faso avance vers une souveraineté économique plus affirmée, et l’APEC joue un rôle majeur dans cette dynamique nationale. Créée par décret en Conseil des ministres le 8 février 2023, l’Agence a pour mission d’assurer la mobilisation de l’épargne publique par actionnariat populaire pour le financement des entreprises communautaires dans des secteurs aussi stratégiques que l’agriculture, l’élevage, l’agroalimentaire, le textile et les mines. Une ambition qui, au fil des mois, s’est traduite par des chiffres éloquents. Selon le service communication de l’Agence, au 30 septembre 2025, ce sont plus de 20 milliards FCFA qui ont été mobilisés grâce à la participation de plus de 300 000 souscripteurs.

Ces citoyens burkinabè, issus de toutes les régions du pays, ont choisi de placer leur épargne au service d’un projet collectif, faisant de l’actionnariat populaire un vecteur concret de construction économique nationale. Derrière ces résultats se trouvent des hommes et des femmes engagés qui font le choix de placer la richesse nationale au service de tous.

L’APEC oriente ces ressources vers des projets à fort potentiel de création de valeur dans les mines, l’industrie et l’emploi. Parmi les initiatives phares, Bielméra Mining SA illustre la volonté de bâtir une économie plus forte et plus souveraine. L’usine de transformation semi-mécanisée de l’or, implantée à Bielméra dans la commune de Midebdo, région du Djôrô, est confiée à l’entreprise AMP (African Mining Partner). Depuis le démarrage des travaux le 28 octobre 2024, le chantier affiche un niveau d’avancement très satisfaisant. L’infrastructure dispose d’une capacité de traitement de 100 tonnes par jour, avec des perspectives d’extension à 500 tonnes par jour d’ici 2027, ce qui en fait l’un des projets industriels les plus ambitieux de la sous-région dans le segment semi-mécanisé.

Dans le secteur agroalimentaire, la Société burkinabè de transformation de la tomate (SOBTO) constitue un autre fleuron du portefeuille de l’APEC. Avec deux entités opérationnelles, SOBTO I, implantée à Bobo-Dioulasso, et SOBTO II, à Tenkodogo, la société commercialise déjà ses produits sous la marque A’diaa à Bobo-Dioulasso. Par ailleurs, l’APEC a pris une participation au capital social de la SOFATO, implantée dans le Passoré, dont les produits sont également présents sur le marché.

Un modèle qui redessine le paysage industriel national

Au-delà des secteurs miniers et agroalimentaires, l’APEC étend progressivement son action à d’autres filières, notamment l’élevage et le textile, des secteurs à fort potentiel d’absorption de main-d’œuvre dans un contexte où la création d’emplois demeure une priorité nationale. Chaque souscription renforce la création de valeur, soutient des projets structurants et élargit la participation des citoyens à l’économie nationale.

L’ensemble de ces initiatives contribue à la création de plusieurs centaines d’emplois directs et de milliers d’emplois indirects, transformant concrètement les dynamiques socio-économiques dans les localités concernées. L’approche de l’APEC, fondée sur la mobilisation de l’épargne domestique au lieu du recours systématique à l’endettement extérieur, s’inscrit dans une logique de souveraineté financière que le gouvernement burkinabè entend consolider.

En transformant chaque citoyen en actionnaire de son propre développement, le modèle communautaire promu par l’Agence constitue une réponse originale aux défis du financement du tissu productif national, tout en ancrant la création de richesse dans les réalités et les besoins du pays.

Par Léon Yougbaré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet