Le gouvernement burkinabè a franchi une étape importante dans le processus de reddition des comptes en examinant, en Conseil des ministres, le projet de loi de règlement et ses annexes relatif à l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2025. Le document met en évidence une nette amélioration de la situation des finances publiques, avec des recettes supérieures aux prévisions et une réduction significative du déficit budgétaire.
L’exécution du budget 2025 s’est déroulée dans un contexte international marqué par la persistance des conflits géopolitiques, les tensions commerciales et le renforcement des politiques tarifaires et protectionnistes. Sur le plan national, les finances publiques ont évolué dans un environnement dominé par la poursuite des opérations de reconquête et de sécurisation du territoire. Parallèlement, la bonne campagne agro-pastorale 2025 a soutenu la croissance du secteur primaire et contribué à l’amélioration de la sécurité alimentaire.
Selon les données présentées au Conseil des ministres, les recettes définitives de l’État se sont établies à 3 461,01 milliards de FCFA, contre des prévisions de 3 299,79 milliards de FCFA, soit un dépassement de 161,22 milliards de FCFA. Les recettes ordinaires représentent 3 111,99 milliards de FCFA, soit 94,31 % des recettes totales, tandis que les recettes extraordinaires atteignent 187,80 milliards de FCFA, correspondant à 5,69 % de l’ensemble des ressources.
À la clôture de l’exercice, les émissions cumulées ont atteint 4 874,12 milliards de FCFA. Elles comprennent 4 703,21 milliards de FCFA de recettes ordinaires et 170,91 milliards de FCFA de recettes extraordinaires.
Du côté des dépenses, les ordonnancements se sont élevés à 4 074,94 milliards de FCFA, pour une prévision définitive de crédits de paiement de 4 095,41 milliards de FCFA. Le taux d’exécution des dépenses ressort ainsi à 99,50 %, contre 98,55 % en 2024, traduisant une amélioration de la capacité d’exécution budgétaire de l’administration publique.
L’un des principaux enseignements de cette loi de règlement réside dans l’amélioration du solde budgétaire. Le déficit budgétaire est passé de 856,32 milliards de FCFA en 2024 à 333,81 milliards de FCFA en 2025. Cette évolution représente une réduction de 522,51 milliards de FCFA, illustrant les efforts entrepris par les autorités pour renforcer la mobilisation des ressources intérieures, améliorer la gestion des dépenses publiques et consolider les équilibres macroéconomiques.
L’examen de cette loi de règlement constitue une étape essentielle dans le contrôle de l’exécution budgétaire. Il permettra au Parlement d’apprécier la conformité entre les autorisations budgétaires votées et les résultats effectivement enregistrés au cours de l’exercice 2025, tout en renforçant la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques.
Par Amhed Coulibaly


