Burkina : West African Resources affiche 340,5 milliards FCFA de trésorerie au premier trimestre 2026 grâce à une production d’or en forte hausse

La société minière australienne West African Resources (WAF), opératrice des sites de Sanbrado et Kiaka au Burkina Faso, a publié des résultats solides au premier trimestre 2026, portés par la flambée du cours de l’or et une montée en puissance de sa production.

Les chiffres dévoilés témoignent d’une trajectoire financière robuste, avec une trésorerie de 847 millions de dollars australiens, soit environ 340,51 milliards FCFA à fin mars, un niveau record, auxquels s’ajoutent 213 millions de dollars de stocks d’or invendus.

Sur la période, WAF a produit 107 728 onces d’or, générées par ses deux complexes miniers au Burkina Faso. Les flux de trésorerie d’exploitation ont atteint 440 millions de dollars australiens, reflet direct d’une conjoncture exceptionnellement favorable. En effet, l’or a été vendu en moyenne à 4 945 dollars américains l’once, soit une hausse de 22 % par rapport au trimestre précédent. Au total, 104 145 onces ont été cédées sur les marchés internationaux au cours du trimestre.

Dans le détail, les deux centres de production ont affiché des dynamiques distinctes. Kiaka, la plus récente des deux opérations, a connu une progression notable, avec une production extraite en hausse de 18 % et un traitement en augmentation de 6 % par rapport au trimestre précédent, pour atteindre respectivement 97 906 onces extraites et 65 704 onces d’or produites. Le chiffre d’affaires de ce site a bondi de 25 %, porté conjointement par les volumes et les prix.

Sanbrado, gisement historique de WAF, a, pour sa part, maintenu une performance stable avec 42 024 onces produites, conforme aux prévisions annuelles. Son chiffre d’affaires a enregistré une légère contraction de 3 %, imputable à un recul de 15 % des volumes vendus, partiellement compensé par la hausse des cours.

Le coût de production tout compris s’est établi à 1 921 dollars américains l’once pour le groupe au premier trimestre. Ce niveau reste en deçà des prix de vente réalisés, préservant des marges confortables, mais dépasse légèrement l’objectif annuel affiché de moins de 1 900 dollars l’once.

Selon le top management, un facteur explique en partie cet écart : les redevances versées au titre du trimestre ont atteint 672 dollars l’once, bien au-delà de l’hypothèse moyenne de 440 dollars retenue dans les prévisions annuelles. Malgré cela, la trésorerie nette théorique du groupe a plus que doublé sur le trimestre, passant de 210 à 449 millions de dollars américains.

Au-delà des chiffres trimestriels, WAF a publié fin mars une mise à jour majeure de ses ressources et réserves. Les réserves prouvées de minerai s’établissent désormais à 7 millions d’onces d’or, tandis que les ressources minérales totales atteignent 13,7 millions d’onces.

La société table sur une production cumulée de 5,3 millions d’onces sur la période 2026-2035, avec un pic annuel attendu à 596 000 onces en 2030, ce qui conforte son ambition de franchir durablement le seuil de 500 000 onces annuelles.

Côté actionnariat, un événement institutionnel notable est survenu après la clôture du trimestre. En effet, le gouvernement du Burkina Faso a signé un décret actant l’acquisition de 25 % du capital de Kiaka SA, pour une contrepartie de 175 millions de dollars australiens. Cette prise de participation porte la part de l’État à 40 %.

Richard Hyde, président-directeur général de WAF, a exprimé sa confiance dans la trajectoire du groupe, soulignant que les deux sites de production restent « parmi les moins coûteux » du secteur. Selon lui, le programme d’exploration 2026, doté de 20 millions de dollars américains pour plus de 100 000 mètres de forage, vise à consolider et à étendre le potentiel minier de la compagnie.

Par David Yaméogo

Taux de conversion : 1 dollar australien = 401,02 FCFA

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