Les résultats provisoires de la campagne agropastorale 2025/2026 au Burkina Faso révèle une amélioration notable de la production agricole et de la situation alimentaire, en dépit d’un démarrage tardif à normal des activités agricoles dans la majorité des localités du pays.
Selon le rapport présenté, la production céréalière provisoire est estimée à 7, 142 millions de tonnes. Ce volume représente une hausse de 17,63 % en comparaison à la campagne 2024/2025 et de 37,19 % comparativement à la moyenne des cinq dernières années. Cette performance a permis de couvrir 126,6 % des besoins céréaliers.
La production des autres cultures vivrières, comprenant le niébé, le voandzou, l’igname et la patate, est évaluée à 1,246 millions de tonnes. Elle enregistre un léger recul de 1,29 % par rapport à la campagne précédente contre une progression de 27,9 % par rapport à la moyenne quinquennale. Pour les cultures de rente hors coton, la production est estimée à 1,353 millions de tonnes, en hausse de 3,03 % comparé à la campagne antérieure et de 37 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
La production fourragère est quant à elle évaluée à 10,147 millions de tonnes de matière sèche, constituée principalement de résidus de récoltes et de fourrages cultivés. Ces volumes contribuent à l’amélioration de l’alimentation du cheptel à l’échelle nationale.
L’analyse territoriale du bilan céréalier met en évidence des disparités entre les provinces. Sur les 47 provinces du pays, 24 sont excédentaires, 08 se situent en équilibre et 15 présentent un déficit céréalier. Les opérations de prospection ont concerné 47 213 hectares de cultures, dont 20 568 hectares ont été infestés par des ravageurs. Parmi ces superficies, 17 724 hectares ont été traités.
Les attaques enregistrées au cours de la campagne sont principalement liées à la chenille légionnaire d’automne, qui a touché les cultures de maïs et de sorgho. Malgré ces contraintes, les performances globales de la campagne ont été soutenues par les multiples appuis de l’État en faveur des producteurs, notamment à travers la fourniture d’intrants, d’engrais et d’équipements agricoles.
Ces performances sont le fruit des multiples appuis de l’État en faveur des agriculteurs et des éleveurs, notamment à travers la fourniture d’intrants, d’engrais et d’équipements agricoles.
Par Bernadette W.Gansonré


