Commerce : après un excédent historique en 2025, le Burkina Faso entame 2026 avec une balance commerciale excédentaire de 455,3 milliards FCFA

Après avoir clôturé l’année 2025 sur un excédent commercial record de 2 182,2 milliards FCFA, le Burkina Faso entame l’exercice 2026 avec des indicateurs du commerce extérieur particulièrement robustes. Les statistiques disponibles à fin janvier confirment une accélération remarquable des exportations, tirées essentiellement par les ventes d’or brut sur les marchés internationaux, dans un contexte de cours favorables du métal précieux.

Cette dynamique se traduit par un excédent commercial de 455,3 milliards FCFA dès le premier mois de l’année, illustrant la vigueur de la performance extérieure du pays. Conséquence directe de cette évolution, le taux de couverture des importations par les exportations atteint 235,6 %, soit une progression spectaculaire de 92,3 points de pourcentage sur un an.

Si les importations continuent de progresser sous l’effet de la demande en produits énergétiques et en équipements productifs, leur rythme de croissance demeure nettement inférieur à celui des exportations, renforçant la position excédentaire de la balance commerciale burkinabè.

Des exportations en forte expansion portées par l’or

À fin janvier 2026, les exportations totales de biens s’établissent à 790,9 milliards FCFA, soit une progression spectaculaire de 88,6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette évolution reflète avant tout l’essor des ventes d’or brut, qui enregistrent une hausse de 383,5 milliards FCFA, soit +108,8 % sur un an.

Parallèlement, certaines filières agricoles affichent également des évolutions positives, bien que de moindre ampleur. Les exportations de coton progressent de 4,6 milliards FCFA, soit +15,4 %, confirmant la résilience de cette culture stratégique pour l’économie rurale. Les ventes de noix de cajou enregistrent également une augmentation de 1,4 milliard FCFA. En revanche, la filière sésame accuse un net repli. Les exportations de graines de sésame chutent de 71,4 %, soit 13,5 milliards FCFA.

L’analyse de la composition sectorielle des exportations confirme la prédominance écrasante des produits miniers dans la structure des ventes extérieures du Burkina Faso. À fin janvier 2026, ces produits représentent 93,1 % de la valeur totale des exportations, soit une progression de 9 points de pourcentage sur un an.

Les produits primaires agricoles occupent la deuxième position avec 5,4 % des exportations, mais leur part recule de 7,6 points de pourcentage sur un an. Quant aux produits transformés, leur contribution demeure marginale, à 1,5 % seulement de la valeur totale exportée, en baisse de 1,5 point de pourcentage.

Des importations en hausse sous l’effet des besoins énergétiques et productifs

Du côté des importations, la dynamique reste également orientée à la hausse, mais à un rythme nettement plus modéré. À fin janvier 2026, les importations de biens s’élèvent à 335,6 milliards FCFA, enregistrant une progression de 14,7 % en glissement annuel.

Cette évolution est principalement imputable à l’augmentation des achats de produits pétroliers autres que le pétrole brut, qui progressent de 10,5 %, soit 10,5 milliards FCFA sur un an. Les biens d’équipement contribuent également à la progression des importations. Les achats de machines mécaniques progressent ainsi de 43 %, tandis que ceux des machines électriques augmentent de 24,9 %.

À l’inverse, certaines catégories de biens industriels enregistrent un recul. Les importations de fer, fonte, acier et ouvrages en ces métaux diminuent de 6,5 %, soit une baisse de 1,1 milliard FCFA.

L’analyse de la structure des importations met en évidence la prépondérance persistante des biens de consommation, qui représentent 62 % du total des importations à fin janvier 2026. Toutefois, leur part recule légèrement de 1,7 point de pourcentage sur un an.

Les biens d’équipement, pour leur part, gagnent du terrain. Leur contribution atteint 19,4 % du total, soit une progression de 2,4 points de pourcentage. Les biens intermédiaires représentent quant à eux 18,7 % des importations, en léger recul de 0,6 point de pourcentage.

Par Léon Yougbaré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet