Le gouvernement ivoirien prévoit de mobiliser 1 600 milliards de FCFA d’investissements privés d’ici à 2030 pour renforcer les secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture. Cette ambition a été présentée le lundi 26 octobre 2026 à Abidjan par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, lors de la troisième édition des « Grands Rendez-vous de l’Agence ivoirienne de presse » (AIP).
Elle s’inscrit dans la deuxième phase de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (2026-2030), dont le financement global est estimé à près de 2 000 milliards de FCFA. Ce programme repose en grande partie sur la participation des investisseurs privés, appelés à contribuer à hauteur de 80 % de son financement.
La production ivoirienne couvre actuellement environ 49 % des besoins en viande et seulement 15 % de la demande en lait. Ces niveaux illustrent les difficultés des filières locales à satisfaire les besoins de consommation et soulignent l’importance des investissements dans les capacités de production et de transformation.
Pour inverser cette tendance, les autorités prévoient la création de zones dédiées aux activités de production, le développement de partenariats entre les éleveurs et les industriels, ainsi que la modernisation des infrastructures de transformation et de distribution. Ces mesures doivent favoriser une meilleure organisation des filières et faciliter la mise sur le marché des produits issus de la production nationale.
L’économie animale et l’économie bleue sont également présentées comme des domaines offrant des possibilités d’investissement aux entrepreneurs et aux jeunes. Avec ses 560 kilomètres de façade maritime et ses ressources en eaux continentales, la Côte d’Ivoire dispose de plusieurs atouts pour développer ses activités halieutiques et aquacoles.
Des progrès ont déjà été enregistrés au cours de la précédente phase du programme, entre 2022 et 2025. La production avicole a progressé de 35 %, tandis que la production aquacole est passée de 6 300 à près de 12 895 tonnes. Ces résultats témoignent d’une évolution des capacités nationales, même si les besoins du marché restent encore largement supérieurs à l’offre dans certaines filières.
Par Bernadette W. Gansonré


