Dans un contexte où la confiance dans le système financier dépend plus que jamais de la transparence et de la responsabilité, le Club des jeunes de la banque et de la finance (CJBF) a organisé sa 5ᵉ masterclass du financier autour d’un thème d’une grande actualité : « Éthique et déontologie en milieu professionnel : cas du secteur financier burkinabè ».
Dans son discours d’ouverture, Romaine Dakuyo, présidente du comité d’organisation, a rappelé que dans un environnement économique, politique et social en perpétuelle mutation, « la confiance ne peut exister sans intégrité, transparence et responsabilité ». Selon elle, l’initiative du CJBF vise à connecter les plus jeunes aux professionnels qui cumulent plusieurs années d’expérience dans le secteur financier. « Notre ambition est de créer un cadre d’échange intergénérationnel où étudiants, jeunes cadres et professionnels peuvent dialoguer, apprendre les uns des autres et renforcer leur engagement vers une pratique responsable et intègre », a-t-elle précisé.

Pour Mme Dakuyo, l’éthique et la déontologie doivent être perçues non pas comme des contraintes, mais comme « des leviers de performance durable » et une garantie de gouvernance saine et inclusive.
Prenant la parole au nom du président du club, le secrétaire exécutif du CJBF, Ibrahima Rock Drabo, a souligné l’importance d’un cadre associatif fédérateur pour les jeunes professionnels du secteur financier. « Nous sommes appelés à être les dirigeants de demain. Il est donc de notre responsabilité de nous former, de nous préparer et de nous rassembler », a-t-il indiqué.

« En l’espace d’une année, le club a déjà tenu cinq masterclass et initié d’autres activités comme “Parcours inspirant”, destiné à mettre en lumière des figures de référence du secteur. La vision à long terme du CJBF est de permettre à la jeunesse d’assumer la responsabilité qui est la sienne et contribuer activement au développement du secteur financier « , a affirmé M. Drabo, tout en invitant les participants à nourrir les débats et à mettre la déontologie au cœur de leurs choix professionnels.

La pertinence du thème a suscité l’adhésion de plusieurs partenaires, qui ont mobilisé leurs collaborateurs pour prendre part à l’événement. Parmi eux figurent IB Bank, Société Générale Burkina Faso (membre du groupe Vista), Coris Bank International, la Banque commerciale du Burkina (BCB), la Banque postale du Burkina Faso (BPBF) et Burkina Mine.
Parrain de la rencontre, Inoussa Boundaoné, directeur général de la BPBF, a insisté sur l’importance de l’éthique comme socle de la performance institutionnelle. « On ne crée pas de valeur à long terme sans éthique », a-t-il rappelé.

Il a cité les scandales bancaires à travers le monde, soulignant qu’ils trouvent souvent leur origine dans un manquement aux règles déontologiques. À l’endroit des jeunes participants, il a lancé une exhortation : « Vous êtes les futurs managers et cadres du secteur ». À ses dires, cette formation est une opportunité pour les jeunes banquiers et financiers de consolider leur avenir professionnel.
Par Léon Yougbaré


