mardi 20 janvier 2026

Guinée : les députés adoptent, à la majorité des voix, le volet dépense de la loi de finances initiale 2025

Après examens et recommandations, les conseillers réunis en session plénière le mardi 31 décembre 2024, à l’hémicycle du Palais du Peuple, ont adopté à la majorité le volet dépenses de la Loi de Finances Initiale pour l’exercice 2025.

Selon le rapport présenté en plénière par la Commission Plan, Affaires Financières et Contrôle Budgétaire avant l’adoption, les dépenses de l’État pour l’exercice 2025 sont évaluées à 43 469,09 milliards de GNF, contre une prévision de 38 649,59 milliards dans la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2024, soit une hausse de 12,47 %. Pour le budget général, les dépenses sont estimées à 42 254,94 milliards, contre 37 273,73 milliards en LFR 2024, ce qui représente une augmentation de 4 981,21 milliards. Elles se répartissent ainsi entre 64,44 % pour les dépenses courantes et 35,56 % pour les dépenses d’investissement. Les dépenses courantes enregistrent une hausse de 14,97 %, portée par les charges financières de la dette qui augmentent de 649,84 milliards, les dépenses de personnel de 1 270,50 milliards, les dépenses de biens et services de 1 156,23 milliards et les dépenses de transfert de 467,90 milliards.

Les charges financières de la dette s’élèvent à 2 155,98 milliards, en augmentation de 43,15 % par rapport à la LFR 2024. Elles se répartissent entre les intérêts de la dette intérieure (54,80 %) et ceux de la dette extérieure (45,20 %). Cette hausse est principalement liée au remboursement des obligations du Trésor émises en 2023. Les dépenses de personnel atteignent 10 710,81 milliards, soit une augmentation de 1 270,50 milliards. Elles représentent 39,34 % des dépenses courantes et 34,02 % des recettes fiscales. Les dépenses de biens et services sont estimées à 5 463,10 milliards, en hausse de 26,85 %, ce qui correspond à 20,06 % des dépenses courantes. Les dépenses de transfert se chiffrent à 8 898,01 milliards, contre 8 430,11 milliards en LFR 2024 (+5,55 %), représentant 32,68 % des dépenses courantes. Elles incluent notamment la subvention pour l’électricité, les pensions, le remboursement des crédits TVA, ainsi que le fonctionnement des hôpitaux et des universités.

Quant aux dépenses d’investissement du budget général, elles s’élèvent à 15 027,03 milliards, contre 13 590,28 milliards en LFR 2024 (+10,57 %). Elles serviront à financer les projets et programmes à hauteur de 13 228,48 milliards (+9,87 %) et les dépenses hors projets estimées à 1 798,55 milliards (+15,99 %), incluant le Fonds d’Entretien Routier (FER), les participations de l’État et les acquisitions ministérielles.

Les dépenses des budgets d’affectation spéciale s’établissent à 1 214,15 milliards, en baisse de 11,75 % par rapport à la LFR 2024. Elles couvriront notamment le Fonds National de Développement Local (FNDL), le Fonds d’Investissement Minier (FIM), le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECCON) et le Fonds Commun de l’Éducation (FCE).

En rappel, le volet recettes du projet de Loi de Finances Initiale 2025 avait été examiné et adopté à l’unanimité le lundi 23 décembre 2024. Ces recettes sont évaluées à 35 073,41 milliards, contre 30 741,68 milliards en LFR 2024, soit une hausse de 14,09 %.

Par Bernadette W.Gansonré

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