Baobab Group a publié ses états financiers consolidés au 31 décembre 2025, faisant apparaître un net redressement de sa rentabilité après une année 2024 marquée par une perte. Au niveau du groupe comme dans la plupart de ses filiales, l’exercice se solde par une progression des dépôts, des crédits et des produits d’exploitation, dans un contexte de croissance généralisée de l’activité sur l’ensemble des marchés où le groupe est implanté.
Parmi les filiales du groupe, c’est Baobab Côte d’Ivoire qui affiche la meilleure performance de l’exercice. Son portefeuille de prêts net atteint 206,75 milliards FCFA, contre 166,3 milliards FCFA en 2024, pour des dépôts de la clientèle de 102,8 milliards FCFA contre 80,03 milliards FCFA un an plus tôt et des crédits à la clientèle de 85,1 milliards FCFA contre 60,04 milliards FCFA en 2024. Le montant moyen des prêts s’établit à 2,55 millions FCFA.
Les capitaux propres progressent à 34,9 milliards FCFA, contre 31,1 milliards FCFA en 2024, la marge nette d’intérêts à 29,1 milliards FCFA, contre 24,2 milliards FCFA, et le produit d’exploitation à 34,76 milliards FCFA, contre 26,35 milliards FCFA. Le résultat d’exploitation ressort à 10,9 milliards FCFA, contre 7,9 milliards FCFA en 2024, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 1,3 %. La filiale ivoirienne termine l’exercice sur un résultat net de 10,98 milliards FCFA, contre 8,1 milliards FCFA en 2024.
Baobab Sénégal se classe en deuxième position. Son portefeuille de prêts net s’établit à 197,64 milliards FCFA, contre 167,7 milliards FCFA en 2024, avec des dépôts de la clientèle de 111,35 milliards FCFA, contre 92,82 milliards FCFA un an plus tôt, et des crédits à la clientèle de 73,72 milliards FCFA, contre 56,9 milliards FCFA en 2024. Le montant moyen des prêts atteint 1,92 million FCFA.
Les capitaux propres s’élèvent à 28,42 milliards FCFA, contre 28,33 milliards FCFA en 2024, la marge nette d’intérêts à 30,95 milliards FCFA, contre 26,73 milliards FCFA, et le produit d’exploitation à 30,5 milliards FCFA, contre 27,3 milliards FCFA. Le résultat d’exploitation progresse à 9,52 milliards FCFA, contre 8,62 milliards FCFA, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 1,4 %. La filiale sénégalaise affiche un résultat net de 6,7 milliards FCFA, contre 6,2 milliards FCFA en 2024.
Progression notable du bénéfice net de Baobab Nigéria
Baobab Nigéria se hisse en troisième position. Le portefeuille de prêts net atteint 31,2 milliards FCFA, contre 20,9 milliards FCFA en 2024. Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 24,8 milliards FCFA, contre 11,35 milliards FCFA un an plus tôt, tandis que les crédits à la clientèle s’établissent à 7,46 milliards FCFA, contre 11,74 milliards FCFA en 2024. Le montant moyen des prêts s’établit à 2,34 millions FCFA.
Les capitaux propres progressent à 4,83 milliards FCFA, contre 3,1 milliards FCFA l’année précédente, et la marge nette d’intérêts à 7,6 milliards FCFA, contre 5,8 milliards FCFA. Le produit d’exploitation passe de 5,79 milliards FCFA en 2024 à 7,54 milliards FCFA au 31 décembre 2025. Le résultat d’exploitation bondit à 2,23 milliards FCFA, contre 452,61 millions FCFA en 2024, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 2 %. La filiale nigériane clôture ainsi l’exercice sur un résultat net de 1,86 milliard FCFA, contre 308,3 millions FCFA une année plus tôt.
Madagascar : le résultat bondit de plus de 160 %
Baobab Madagascar suit avec un portefeuille de prêts net de 57,5 milliards FCFA, contre 45,5 milliards FCFA en 2024. Les dépôts de la clientèle s’établissent à 55,1 milliards FCFA, contre 45,61 milliards FCFA un an plus tôt, tandis que les crédits à la clientèle reculent à 7,5 milliards FCFA, contre 9,4 milliards FCFA en 2024.
Le montant moyen des prêts atteint 2,22 millions FCFA. Les capitaux propres se stabilisent à 7,2 milliards FCFA, contre 7,26 milliards FCFA en 2024, tandis que la marge nette d’intérêts progresse à 10,9 milliards FCFA, contre 8,66 milliards FCFA, et le produit d’exploitation à 12,13 milliards FCFA, contre 9,03 milliards FCFA.
Le résultat d’exploitation bondit à 3,18 milliards FCFA, contre 931,46 millions FCFA en 2024, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 6,4 %. La filiale malgache affiche ainsi un résultat net de 1,8 milliard FCFA, contre 688,8 millions FCFA en 2024, soit une envolée spectaculaire de 161,32 %.
Au Burkina, Baobab améliore sa rentabilité de 48,36 %
Baobab Burkina Faso enregistre, pour sa part, un portefeuille de prêts net de 59,17 milliards FCFA, contre 45,4 milliards FCFA en 2024. Les dépôts de la clientèle s’élèvent à 33,02 milliards FCFA, contre 22,6 milliards FCFA un an plus tôt, et les crédits à la clientèle à 21,31 milliards FCFA, contre 16,99 milliards FCFA en 2024. Le montant moyen des prêts s’établit à 1,13 million FCFA.
Le total du bilan atteint 66,25 milliards FCFA, pour des capitaux propres de 7,24 milliards FCFA, contre 6,6 milliards FCFA en 2024. La marge nette d’intérêts progresse à 8,85 milliards FCFA, contre 6,63 milliards FCFA, et le produit d’exploitation à 9,5 milliards FCFA, contre 6,63 milliards FCFA.
Le résultat d’exploitation s’établit à 1,93 milliard FCFA, contre 1,18 milliard FCFA en 2024, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 1 %. L’impôt sur les bénéfices s’élève à 590,36 millions FCFA, contre 393,58 millions FCFA en 2024. En dépit de l’augmentation des impôts et taxes, Baobab Burkina Faso clôture l’exercice avec un bénéfice net en progression de 48,36 %, à 1,45 milliard FCFA, contre 977,38 millions FCFA l’année précédente.
Baisse du résultat en RDC
En RDC, Baobab affiche un portefeuille de prêts net de 32,7 milliards FCFA, contre 30,64 milliards FCFA en 2024. Les dépôts de la clientèle progressent à 12,1 milliards FCFA, contre 9,21 milliards FCFA un an plus tôt, tandis que les crédits à la clientèle reculent à 14,84 milliards FCFA, contre 18,3 milliards FCFA en 2024. Le montant moyen des prêts s’établit à 3,3 millions FCFA.
Les capitaux propres progressent à 9,5 milliards FCFA, contre 8,7 milliards FCFA en 2024, la marge nette d’intérêts à 12,04 milliards FCFA, contre 10,6 milliards FCFA, et le produit d’exploitation à 9,98 milliards FCFA, contre 9,3 milliards FCFA.
Le résultat d’exploitation recule en revanche à 2,35 milliards FCFA, contre 3,1 milliards FCFA en 2024, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 4,1 %, le plus élevé de la deuxième moitié du classement. La filiale congolaise boucle l’exercice sur un résultat net de 1,4 milliard FCFA, contre 2,1 milliards FCFA en 2024, soit l’un des seuls reculs du résultat net observés parmi les filiales du groupe.
Baobab Mali signe la plus forte hausse à 172,1 %
Baobab Mali ferme la marche avec un portefeuille de prêts net de 36,2 milliards FCFA, contre 33,3 milliards FCFA en 2024. Les dépôts de la clientèle atteignent 20,4 milliards FCFA, contre 17,6 milliards FCFA un an plus tôt, tandis que les crédits à la clientèle reculent à 13,2 milliards FCFA, contre 15,2 milliards FCFA en 2024. Le montant moyen des prêts s’établit à 1,52 million FCFA.
Les capitaux propres reculent à 3,6 milliards FCFA, contre 4,66 milliards FCFA en 2024, tandis que la marge nette d’intérêts progresse à 6,3 milliards FCFA, contre 5,65 milliards FCFA, et le produit d’exploitation à 7,18 milliards FCFA, contre 5,93 milliards FCFA.
Le résultat d’exploitation double à 1,36 milliard FCFA, contre 675,64 millions FCFA en 2024, pour un portefeuille à risque à 30 jours de 2,8 %. Baobab Mali termine l’année avec une progression de 172,1 % de son résultat, soit la plus forte augmentation parmi les filiales. Il ressort ainsi à 767,47 millions FCFA, contre 282,1 millions FCFA l’année dernière.
Redressement du résultat consolidé avant la reprise du groupe par Beltone
Cette performance intervient à la veille d’un changement majeur dans l’actionnariat du groupe. Le 10 février 2026, Beltone Holding a finalisé l’acquisition de 100 % de Baobab Group pour un montant de 197,6 millions d’euros, soit environ 129,6 milliards de FCFA.
Dans le détail, Baobab Group affiche des dépôts de la clientèle de 363,9 milliards FCFA au 31 décembre 2025, contre 287,33 milliards FCFA un an plus tôt, tandis que les crédits à la clientèle atteignent 617,33 milliards FCFA, contre 514,2 milliards FCFA en 2024.
Le total des capitaux propres, en revanche, recule à 82,55 milliards FCFA, contre 86,51 milliards FCFA en 2024. Le coût du risque s’établit à 10,73 milliards FCFA, en baisse par rapport aux 12,57 milliards FCFA enregistrés l’année précédente. Le produit net bancaire ressort à 112,55 milliards FCFA, contre 93,81 milliards FCFA en 2024, tandis que l’impôt sur les bénéfices s’élève à 9,1 milliards FCFA, contre 5,7 milliards FCFA un an plus tôt.
Au final, le résultat net consolidé s’établit à 966,89 millions FCFA, contre un résultat déficitaire de 5,78 milliards FCFA en 2024, soit une amélioration de 6,75 milliards FCFA sur un an. Le résultat net part du groupe, qui exclut la quote-part revenant aux actionnaires minoritaires des filiales, ressort quant à lui à 263,7 millions FCFA, contre un déficit de 5,5 milliards FCFA en 2024, ce qui représente un redressement de 5,76 milliards FCFA.
Par Léon Yougbaré


