Tchad : un projet de budget 2026 estimé à 2 529 milliards FCFA pour soutenir les secteurs de la santé, l’éducation et les infrastructures

Le gouvernement tchadien a adopté, le jeudi 4 décembre 2025, en Conseil des ministres, le Projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2026. Le texte fixe les recettes à 2 255 milliards FCFA et les dépenses à 2 529 milliards FCFA, soit un déficit prévisionnel de 274 milliards FCFA.

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le budget 2026 prévoit 1 074 milliards FCFA de recettes hors pétrole, légèrement en hausse par rapport aux 1 023 milliards FCFA enregistrés en 2025. Les recettes pétrolières, elles, devraient atteindre 780 milliards FCFA, en baisse de 214 milliards FCFA par rapport à l’exercice précédent. Le budget 2026 inclut également 401 milliards FCFA de dons, contre 404 milliards FCFA en 2025.

Pour renforcer la mobilisation des ressources, le gouvernement mise sur l’élargissement de l’assiette fiscale, l’interconnexion des régies financières et la facturation électronique normalisée. Pour la première fois, les recettes minières issues de l’antimoine et de l’or sont intégrées au budget.

Les dépenses, en hausse de 9 % par rapport à 2025, comprennent 1 171 milliards FCFA d’investissements dans le cadre du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ». La santé figure parmi les priorités, avec une augmentation d’au moins 50 % des budgets alloués aux structures sanitaires et la création ou le renforcement de centres de dialyse à N’Djamena, Abéché et Moundou. L’éducation, la fonction publique, la justice, l’administration et les infrastructures socio-économiques constituent également des axes prioritaires.

Le projet de loi de finances 2026 met l’accent sur la décentralisation, les politiques sociales et le capital humain, avec des ressources supplémentaires pour l’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et le secteur privé.

La croissance du PIB est attendue à 5,8 % en 2026, contre 4,3 % en 2025. Cette dynamique devrait être portée par le secteur non pétrolier, agriculture, élevage, industrie, services et infrastructures ainsi que par la hausse de la production pétrolière, soutenue par l’exploitation de nouveaux champs par CNPCIC et PERENCO.

Le solde global avant financements ressort à 275 milliards FCFA. Pour combler cet écart, le gouvernement compte sur des amortissements et remboursements de prêts, la non-accumulation des arriérés, ainsi que sur des appuis budgétaires, des prêts projets, des émissions de titres publics et d’éventuels emprunts.

Par Léon Yougbaré

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