United Bank for Africa (UBA) a bouclé l’exercice 2024 avec des résultats solides, marqués par une hausse de 6 % de son bénéfice avant impôts, qui s’établit à 803,7 milliards de nairas (321,5 milliards FCFA). Le bénéfice net a, quant à lui, grimpé de 26,14 %, atteignant 766,5 milliards de nairas (306,6 milliards FCFA), contre 607,6 milliards de nairas (243,0 milliards FCFA) en 2023.
L’embellie des résultats financiers de la banque repose essentiellement sur ses revenus d’intérêts, profitant d’un environnement de taux élevés. Son revenu net d’intérêts a bondi à 1,5 billion de nairas (600,0 milliards FCFA), porté par des revenus solides provenant des prêts et avances, ainsi que d’importants investissements dans des titres d’État, notamment les bons du Trésor.
Les placements dans ces instruments sans risque ont généré à eux seuls 1,1 billion de nairas (440,0 milliards FCFA), soit près de la moitié des 2,3 billions de nairas (920,0 milliards FCFA) de revenus d’intérêts de la banque. Toutefois, cette stratégie a également augmenté ses charges d’intérêts, qui ont quasiment triplé, grimpant de 128,18 % pour atteindre 839,2 milliards de nairas (335,7 milliards FCFA), reflet de la hausse du coût des fonds dans un contexte monétaire tendu.
Par ailleurs, UBA a enregistré 355 milliards de nairas (142,0 milliards FCFA) de revenus de frais et commissions, majoritairement issus de ses activités de banque électronique. Les transactions via les distributeurs automatiques, terminaux de paiement, services bancaires mobiles et paiements par carte ont rapporté à elles seules 236 milliards de nairas (94,4 milliards FCFA). Toutefois, les charges liées aux frais et commissions ont connu une hausse de 97,88 %, atteignant 233,9 milliards de nairas (93,6 milliards FCFA), contre 118,2 milliards de nairas (47,3 milliards FCFA) un an plus tôt.
Alors que les gains de change avaient joué un rôle important dans la rentabilité de 2023, leur contribution a fortement diminué en 2024. Les revenus nets issus des opérations de change et de trading ont chuté à 181,7 milliards de nairas (72,7 milliards FCFA), contre 659,2 milliards de nairas (263,7 milliards FCFA) l’année précédente.
UBA a annoncé un dividende record pour ses actionnaires, avec un total de 5 nairas (2,0 FCFA) par action, comprenant un dividende final de 3 nairas (1,2 FCFA) et un dividende intermédiaire de 2 nairas (0,8 FCFA).
Un fait marquant de l’exercice 2024 est la montée en puissance des opérations africaines de la banque. Le segment « Reste de l’Afrique », englobant ses activités hors Nigeria, mais sur le continent, a généré 51,7 % du chiffre d’affaires du groupe, confirmant le succès de son expansion panafricaine. Cette dynamique renforce la position de UBA comme acteur clé du secteur bancaire en Afrique, avec une présence accrue sur plusieurs marchés stratégiques.
Par Ouattara


