Le Trésor public du Burkina Faso a émis sur le marché des titres publics de l’UMOA des bons et obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT) le 25 septembre 2025. L’opération, pilotée par l’agence UMOA-Titres, visait un montant de 45 milliards FCFA. Mais les souscriptions, au terme de l’opération, ont largement dépassé ce seuil, atteignant 67,21 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 149,35 %.
Malgré cet engouement des investisseurs, seulement 49,5 milliards FCFA, soit 73,65 % des soumissions, ont été retenus, traduisant une sélectivité accrue du Trésor burkinabè sur les conditions de financement. Les instruments proposés comprenaient le court, moyen et long terme (BAT 364 jours, OAT 3 ans, OAT 5 ans et OAT 7 ans). En détail, le Trésor public a retenu 19,37 milliards FCFA sur les 22,8 milliards offerts pour les BAT à 364 jours, avec un rendement moyen de 7,61 %. Concernant les OAT à 3 ans, seuls 4,06 milliards ont été acceptés sur un total de 10 milliards soumis, traduisant un taux d’absorption relativement faible de 40,6 %, assorti d’un rendement de 6,76 %.
En revanche, l’OAT à 5 ans a affiché de meilleures performances, avec 10,43 milliards retenus sur 11,4 milliards proposés, pour un rendement moyen de 6,93 %. Enfin, l’OAT à 7 ans a mobilisé 15,64 milliards sur 22,9 milliards de soumissions, offrant un rendement moyen de 7,15 %.
Le succès de cette levée de fonds repose sur une participation active des investisseurs basés dans six pays de la sous-région. Les plus gros contributeurs restent le Burkina Faso lui-même avec 26,4 milliards FCFA retenus, suivi du Sénégal (11,34 milliards FCFA). Avec 6,1 milliards de soumissions acceptées, la Côte d’Ivoire se place en troisième position des souscripteurs des titres burkinabè. Le Bénin et le Togo ont également participé à hauteur de 5,8 milliards et 35 millions FCFA respectivement, tandis que 23,24 millions en provenance du Mali ont été rejetés.
Par Léon Yougbaré




