Burkina Faso : les prix des denrées poursuivent leur repli en septembre malgré quelques hausses ciblées

En septembre 2025, les marchés burkinabè confirment une tendance générale à la détente des prix alimentaires, même si certains produits stratégiques enregistrent encore de légères fluctuations. Selon les services statistiques nationaux, le riz local fumé et le riz importé évoluent de manière contrastée : le sac de 50 kg de riz local fumé progresse timidement de 0,7 % pour s’établir à 24 290 FCFA, tandis que le riz importé recule de 2 %, s’affichant à 22 408 FCFA en moyenne.

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de baisse des prix au kilogramme des céréales, qui constituent la base de consommation des ménages. Le maïs blanc, le sorgho blanc, le mil local et le niébé enregistrent des replis mensuels respectifs de 14,4 %, 11,7 %, 7,4 % et 3,4 %. Sur un an, le mouvement est encore plus marqué : les prix affichent des baisses de 23,2 % pour le sorgho blanc, 21,8 % pour le maïs blanc, 21,6 % pour le mil local et 20,7 % pour le niébé, illustrant un net allègement du coût d’accès aux produits de première nécessité.

Cette tendance se confirme également au troisième trimestre 2025, où les prix moyens au kg s’établissent à 597 FCFA pour le niébé, 374 FCFA pour le mil local, 299 FCFA pour le sorgho blanc et 275,3 FCFA pour le maïs blanc. Comparés au trimestre précédent, ces niveaux traduisent des baisses respectives de 10,6 %, 9,6 %, 9,8 % et 2,3 %. En glissement annuel, le repli demeure significatif, avec des diminutions allant de 9,5 % à 13,9 % selon les produits.

Si les céréales s’inscrivent résolument à la baisse, le sucre évolue différemment. Le prix du sucre en morceaux augmente légèrement de 0,6 %, tandis que celui du sucre en poudre bondit de 4 % sur le mois. Les deux variétés se négocient en moyenne à 898 FCFA le kilogramme. Le marché des produits laitiers affiche, quant à lui, une relative stabilité : le lait en poudre en boîte (400–500 g) reste inchangé, le lait concentré sucré de 1 kg recule de 0,2 %, et le lait infantile progresse de 0,2 %, avec des prix moyens respectifs de 1 500 FCFA, 2 932 FCFA et 3 254 FCFA.

Le segment des huiles connaît également des variations modérées. Le litre d’huile de coton graine augmente de 0,3 % pour se fixer à 1 148 FCFA, tandis que la bouteille de 0,9 litre d’huile de palme importée baisse de 1,2 %, se vendant en moyenne à 1 516 FCFA.

Par Amhed Coulibaly

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