mardi 20 janvier 2026

Burkina : La masse monétaire bondit de 7,3% à fin octobre 2024 pour s’établir à 5958 milliards FCFA

L’économie burkinabè, malgré une décennie marquée par des défis sécuritaires, continue de faire preuve de résilience. Cette résilience se reflète notamment dans la progression de la masse monétaire, illustrant le dynamisme économique du pays.

En octobre 2024, la masse monétaire a atteint 5 958,1 milliards de FCFA, enregistrant une hausse de 7,3 % (soit 406,1 milliards de FCFA) par rapport à l’année précédente. Cette progression résulte de plusieurs facteurs : une augmentation de 6 % de la circulation fiduciaire, soit 58,7 milliards de FCFA ; une hausse de 3,6 % des dépôts transférables, correspondant à 88,5 milliards de FCFA ; et une progression de 4,2 % des autres dépôts, représentant 147,2 milliards de FCFA. Parallèlement, les actifs extérieurs nets ont crû de 17,3 %, soit 281,2 milliards de FCFA, tandis que les créances intérieures et les passifs à caractère non monétaire ont respectivement augmenté de 11,1 % (528,1 milliards de FCFA) et de 16 % (218,8 milliards de FCFA). Entre octobre 2023 et octobre 2024, la masse monétaire a connu une croissance annuelle de 4 %, principalement portée par la hausse des actifs extérieurs nets (+6,5 %), des créances (+11,5 %) et des passifs non monétaires (+26,1 %).

Le rôle des banques commerciales dans cette dynamique est significatif. À fin octobre 2024, leur financement de l’économie nationale s’élevait à 4 628,5 milliards de FCFA, en progression de 7,3 % (316,3 milliards de FCFA) par rapport à décembre 2023. Cette hausse s’explique par l’augmentation des crédits accordés aux institutions sans but lucratif au service des ménages (+17,3 %), aux sociétés non financières privées (+2,1 %) et au secteur public (+0,4 %). Toutefois, cette progression est en partie freinée par une chute des crédits accordés au secteur financier non bancaire, qui ont diminué de 57,5 %.

Par ailleurs, les banques commerciales ont accru leur financement à l’administration centrale de 47,6 % en octobre 2024, atteignant 654,7 milliards de FCFA, soit une augmentation de 211,2 milliards de FCFA. Cette évolution s’explique par une hausse des créances nettes des banques de 79,8 % (194,6 milliards de FCFA) et des créances de la BCEAO de 8,4 % (16,7 milliards de FCFA).

Par Léon Yougbaré

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