La société minière australienne West African Resources (WAF), opérant les mines de Sanbrado, Toega et Kiaka, vient de revoir à la hausse ses prévisions de production aurifère pour la décennie 2025-2034. Selon son nouveau plan minier, l’entreprise table sur une production totale de 4,8 millions d’onces (149,30 tonnes) d’or, soit une moyenne annuelle de 496 000 onces (15,43 tonnes) à partir de 2026, avec un pic de 569 000 onces (17,70 tonnes) attendu en 2029.
À Sanbrado, la production devrait croître de 15 % pour atteindre en moyenne 243 000 onces (7,56 tonnes) par an sur la période, avec un maximum de 319 000 onces (9,92 tonnes) prévu en 2030. Le plan d’exploitation de cette mine est prolongé jusqu’en 2035, tandis que l’exploitation souterraine de Toega devrait démarrer en 2029. Pour Kiaka, inaugurée récemment, la production annuelle moyenne est estimée à 248 000 onces (7,71 tonnes) dès 2026.
Au 31 décembre 2024, les ressources minérales de WAF ont reculé de 4 % par rapport à l’année précédente, soit une baisse de 500 000 onces (15,55 tonnes), conséquence notamment de l’exploitation à Sanbrado (258 000 onces, 8,02 tonnes) et de révisions géologiques sur plusieurs gisements. La mine de M5 à ciel ouvert perd ainsi 193 000 onces (6,00 tonnes), en partie compensées par une hausse de 80 000 onces (2,49 tonnes) sur M1 Sud souterrain, tandis que Toega et Kiaka voient leurs ressources diminuer respectivement de 116 000 onces (3,61 tonnes) et 345 000 onces (10,73 tonnes) après des réévaluations et ajustements de teneur.
L’entreprise entend toutefois soutenir sa cadence grâce à de nouveaux investissements. Des systèmes de concassage secondaire seront installés à Sanbrado et Kiaka, permettant de maintenir les débits de traitement malgré la proportion croissante de roche fraîche. L’entrée en service est prévue pour le premier trimestre 2028 à Kiaka et le premier trimestre 2029 à Sanbrado. Ces améliorations devraient porter la production annuelle de Sanbrado au-dessus de 250 000 onces (7,78 tonnes) dès 2027, avec l’intégration progressive des gisements de Toega à ciel ouvert.
À Kiaka, la production devrait dépasser 230 000 onces (7,15 tonnes) par an sur dix ans, atteignant près de 250 000 onces (7,78 tonnes) à partir de 2026. Les plans miniers s’étendent désormais jusqu’en 2042 pour ce site, avec un potentiel d’extension supplémentaire.
Pour la période couverte par le plan, la répartition des sources de production repose à 85 % sur des réserves prouvées, 4 % sur des ressources indiquées et 11 % sur des ressources présumées. WAF précise que ces dernières, moins fiables géologiquement, n’ont pas encore été converties en réserves et que leur contribution reste marginale au début du programme.
Pour Richard Hyde, président exécutif et PDG de WAF, ces perspectives confirment la solidité du groupe : « Nos prévisions actualisées indiquent un potentiel de 4,8 millions d’onces (149,30 tonnes) sur dix ans, avec un record attendu en 2029. Grâce à nos campagnes de forage ciblées et à l’optimisation de nos infrastructures, nous sommes confiants dans notre capacité à maintenir une production élevée et durable, tout en générant des retombées positives pour nos parties prenantes au Burkina Faso. »
Par Drissa Ouattara
once = 31,104 grammes


